Entretiens

Christian Noukpo Whannou (Cinéaste béninois) : « Je suis au FESPACO pour défendre mon projet »

A l’occasion de la 28è édition du FESPACO, votre journal OXYGENE MAG a tendu son micro à Christian Noukpo Whannou de nationalité béninoise le 27 février. Il est cinéaste producteur et réalisateur. Présent au FESPACO dans le cadre de YENNENGA Coproduction avec un projet dénommé « Weefor » qui signifie dans sa langues maternelle ”les pas de danses”. Trois questions !

 

Qu’est ce qui justifie votre présence au FESPCO cette année ? 

 C’est d’abord un plaisir d’être au FESPACO qui est une fête pour nous les professionnels du 7è Art. C’est très bien de se retrouver pour échanger partager discuter et voir comment est-ce que nos différentes activités contribuent au développement du continent africain.

Cette année je suis au FESPACO en tant que producteur d’un projet de long métrage. La particularité de ce long métrage est la comédie musicale, un genre très peu investi en Afrique. Mais on s’est rendu compte que la musique et la danse se complètent en Afrique. Pour le faire il faut que nous soyons dans une dynamique nouvelle dans une approche rationnelle avec nos traditions et nos cultures voilà pourquoi nous avons choisi de faire la musique certes moderne, mais d’inspiration traditionnelle comme le soubassement de ce projet de long métrage. Je suis donc là pour défendre ce projet.

 

 

Parlez-nous de votre parcours 

 Le métier de réalisateur tel que moi je le conçois, c’est de pouvoir être au service de la nation. Nous sommes un peu les portes voix de ce qui pourrait être. Nous explorons les différentes possibilités du vécu du quotidien et des règles. Nous le portons à l’écran avec comme trois objectifs que sont : DIVERTIR, INFORMER, ET ÉDUQUER.

J’ai commencé par le montage, en numérique avant de passer par le virtuel. Mais très tôt je me suis senti attiré par la réalisation. Alors à partir de 2004, je me suis beaucoup investi dans l’écriture. Je me suis spécialisé en passant par plusieurs activités et surtout les festivals. J’ai voyagé un peu partout à travers le monde. C’est en 2007 que j’ai commencé par produire puis deux ans plus tard au FESPACO avec plusieurs films en compétition officielle et quelques prix spéciaux.

Comment se porte le cinéma Béninois ? 

Le cinéma béninois se porte comme il peut en ce sens que les professionnels, les techniciens aussi bien l’ancienne génération que la nouvelle, s’efforcent d’imposer une vision. Le cinéma béninois a beaucoup plus brillé par ces techniciens qui sont appelés quasiment sur l’ensemble du continent africain et même au-delà pour vendre leur expertise. Mais la quantité du produit finit qui sort du Bénin, n’est pas encore ce que nous espérons, cela viendra avec le temps.

Ndouonmou AÏDA

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