Entretien avec

ISSOUF BALIMA: “Nous allons restructurer le festival BABA VILLAGE “

Votre magazine est allé à la rencontre de Issouf BALIMA administrateur culturel. Il est l’administrateur général de festival BABA VILLAGE  qui se tiendra du 24 au 27 sur le terrain du stade de France.  L’entretien a eu lieu ce jeudi 17 novembre afin de mieux comprendre comment se prépare ce festival.

Après le ” the Dream ” de TANYA, tu es sur le BABA VILLAGE, n’es-tu pas fatigué ?

C’est naturel que je sois fatigué au lendemain de celui de TANYA, il faut noter que bien avant celui de TANYA j’étais à celui de Ella NiKiéma, et après BABA VILLAGE je serais à Koudougou pour les NUITS ATYPIQUES DE KOUDOUGOU . Mais retenons que notre satisfaction est au dessus de notre fatigue ce qui nous donne la force de continuer.

Qu’est-ce-qui justifie tes nombreuses sollicitation dans l’événementiel ?

Je dirais que c’est dû au fait que je sois régisseur professionnel. Que je connaisse les plateaux techniquement et artistiquement. Et je ne dirai pas que je suis trop sollicité, il faut dire que, c’est plus avec des amis que je travaille. Ces personnes m’ont vu grandir et ont confiance en ce que je fais. Et donc ils me confient ces tâches pour que j’apporte mon expertise.

Les mets locaux seront à l’honneur

Tu coordonnes le festival Baba village, qu’elles seront les grandes innovations ?

Je suis l’administrateur du festival. Et donc la principale innovation c’est la restructuration du festival. Lorsqu’on m’a fait appel c’était d’aider le comité à restructurer ce festival, d’imposer la vision et aussi d’inscrire ce festival dans la durabilité, la crédibilité et le professionnalisme. C’est dans ça je travaille. En plus le promoteur m’a sollicité dans tout ce qui concerne la conception administrative. Vue que je suis régisseur on m’a également demandé de dresser la mise en œuvre du plateau.

Qu’elle est la particularité du festival Baba village par rapport aux autres festivals?

La particularité du festival réside dans son appellation. Ce n’est donc pas un simple festival de musique. C’est un évènement qui s’est donné comme mission de promouvoir la culture dans son ensemble. Également, le festival a pour mission de porter au grand jour, le riche patrimoine des communautés vivantes au Burkina Faso. En plus vous remarquerez que nous avons essayé de reconstituer le village en plein centre urbain avec un trône royal, avec des contes, et bien d’autres. Pour ce qui est de la restauration nous avons exigé des mets locaux à nos restauratrices. C’est un évènement un peu diversifier dans sa mise en œuvre.

Quel est le plateau musical et artistique que vous prévoyez ?

Pour ce qui est du plateau musical,  il est diversifié. Nous voulons introduire chaque soirée avec de la musique traditionnelle du terroir,  soit de la musique moaga, soit goulmatché,  peulh…c’est pour dire que toutes les communautés sont les bienvenues. Aussi nous avons essayé de faire cette jonction entre musique traditionnelle et moderne. Nous avons une très grosse programmation avec en moyenne cinq groupes traditionnels ou modernes chaque soir qui vont bien évidemment se produire en Live.

Qu’est-ce-qui justifie le choix du stade de France pour l’organisation d’un tel festival ?

Le choix du stade de France est purement technique. En terme de position, la place est à l’intérieur d’un grand quartier et elle nous offre toute la profondeur dont nous voulons. Mais aussi en terme de sécurité des festivaliers, nous disposons de plus d’espace pour le parking et le déploiement. En ajout, cette année nous avons intégré une foire d’exposition. Notons que cette année le propriétaire terrien qui est le Dagnoin Naaba est le parrain de cette 5ème édition, par là nous avons voulu rapprocher ça de chez lui.

Avez-vous des partenaires, où c’est l’artiste FLOBY qui finance ?

Je serai un très mauvais administrateur si je demande à l’artiste de sacrifier la popote de sa famille pour organiser un festival. Et comme vous le savez y’a une adage moaga qui dit ” C’est le propriétaire du chien enragé qui maintient la tête du chien pour qu’on l’aide à l’abattre“. Et donc c’est le premier à s’investir financièrement, émotionnellement et même physiquement. En plus nous avons quelques partenaires qui nous ont fait encore confiance cette année même si nous déplorons l’absence de quelques partenaires traditionnels. Il faut noter que nous avons pas mal de partenaires majeurs de la place qui nous soutiennent. Je profite de ce canal pour les remercier et les rassurer que nous travaillons pour que cette 5ème édition soit une réussite.

Ton mot de fin.

Je voudrais saluer Oxygène Mag pour l’effort fait pour l’émergence du secteur culturel dynamique et compétitif. Egalement remercier tout les partenaires qui accompagnent cette édition. Un merci et une invitation aux populations de la ville de Ouaga et tout ceux des autres villes du Burkina Faso pour que nous fassions un retour vers nous même un retour vers notre patrimoine culturel. Que nous portions haut les valeurs que nos ancêtres nous ont légué dans un esprit de cohésion et de partage. Les moments que nous avons de joie sont aussi des moments qui nous permettent de penser à toutes ces troupes qui veillent pour que la notion ne périsse point.

Nagalo A. Renaud

 

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