Entretien avec

ALADJI CLIACHI (Humoriste) : «Je vis bien de mon métier ».

Votre magazine s’est rendu dans le quartier Kouritenga, plus précisément dans les locaux “Team groupe” le mercredi 21 septembre 2022 à la rencontre de l’artiste humoriste burkinabè “LADJI CLIACHI“. Il a accordé un entretien exclusif à OXYGÈNE MAG.

Quel est ton nom à l’état civil, et pourquoi avoir choisi le nom ALADJI CLIACHI ?

Mon nom à l’état civil, c’est KONÉ Abdoulaye. Le nom ALADJI CLIACHI vient de mon tuteur nigérien avec qui j’ai grandi, j’ai voulu garder son nom CLIACHI en hommage à lui.

Comment es-tu arrivé dans l’humour ?

Tout a commencé à l’école coranique où on faisait des pièces de théâtre. C’est ainsi l’humour est après le football a pris le dessus sur le théâtre. Mais à cause de mes blessures répétitives, j’ai arrêté et je me suis impliqué dans ce que je savais faire ; l’humour.

Qu’est-ce-qui fait la différence entre toi et les autres humoristes?

La différence réside dans le fait que je sois un humoriste qui a forgé son style, avec un langage un peu décalé. J’ai un humour propre au langage nigérien.

Le “One man show” n’existait pas avant

D’où vient ton inspiration ?

Mon inspiration vient de la manière dont les nigériens parlent. Parce-que j’ai grandi dans un milieu semblable. C’est en même temps, une identité chez moi. En outre, mon inspiration vient de mon entourage de tout ce que je vois.

 Quels sont les sujets que tu abordes dans tes créations ?

Les sujets auxquels je fais cas dans mes créations sont généralement des faits de société. Tout est relatif à l’entourage. Surtout aux faits d’actualités.

Peut-on rire de tout ?

A mon avis, on ne peut pas rire de tout. Chaque milieu doit être propre à son humour. Il faut noter qu’il y’a des sujets très sensibles sur lesquels on ne peut rire.

“Nous avons surtout besoin du soutien des médias”

Les « One men shows » sont beaucoup plus sollicités par le public. Qu’est ce qui fait sa particularité ?

Selon moi c’est parce-que dans les années antérieures, les ONE MEN SHOWS n’existaient pas en tant que tel. Donc le public est friand de découvrir. Dans le même temps, ça décompresse, ça déstresse. La particularité est aussi que l’humoriste arrive à s’exprimer et à montrer son travail, notamment, de quoi il est capable.

Est-ce que les humoristes au Faso parviennent à vivre de leur métier ?

Oui !!! Moi je suis un exemple. Je vis bien de mon art et je remercie Dieu pour cela.

Quels sont tes rapports avec d’autres humoristes ?

Je suis en bon termes avec les autres humoristes. On communique bien. Après quoi l’être humain n’est pas parfait. Il se pourrait que j’aie offensé des gens sans m’en rendre compte.

Ton spectacle baptisé « Allons à la Patte d’Oie ». De quoi était-il question ?

Comme j’ai dit précédemment, je m’inspire de l’actualité, de mon entourage des faits de société. Donc, c’est une phrase qui faisait le tour des réseaux à une certaine période. J’ai voulu à ma manière sensibiliser et toucher un peu le public sur un fait tabou qu’est la sexualité.

“…Après quoi, l’être humain n’est pas parfait”

Comment un humoriste gère-t-il sa carrière ? Possède-t-il un staff ?

Naturellement, j’ai un staff managérial. Je suis en contrat avec une maison “Team groupe“. J’ai donc un manager, un producteur, qui veille sur ma carrière parce-que ce n’est pas facile quand on n’est pas soutenu.

Pour que l’humour prospère davantage au Faso, que faut-t-il faire ?

Nous les humoristes avons besoin de travailler dure pour être compétitif. Au-delà de tout cela ; nous avons besoin de soutien, de la part des mécènes, des médias. J’insiste sur les médias, car c’est avec eux qu’on pourra plus avoir de la visibilité peu partout. Car, plus on est médiatisé, plus on est connu de tous.

Renaud NAGALO

 

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