Edito

Une « Opération Mana-mana » qui ouvre des bribes d’une véritable une réconciliation ?

Initiée par le gouvernement de Transition sous l’impulsion de Madame la Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme Valérie Kaboré, le samedi 25 juillet dernier, un pan des faubourgs de la ville Ouagadougou a été le théâtre d’une vaste campagne de salubrité baptisée « Opération Mana-mana ». C’est la bâtisseuse des projets du Millenium Challenge Account, aujourd’hui Ministre qui se lance dans cette activité de réconciliation sous une autre encoignure.

Il n’existe aucune expérience passe-partout de réconciliation, chaque contexte sociopolitique ayant ses spécificités en fonction desquelles une stratégie appropriée peut et doit être adoptée.  En réalité, il ne suffit pas de créer une commission pour régler les crises multiformes qui secouent notre pays. Sa réussite dépend d’un certain nombre de facteurs auxquels il convient d’accorder la plus grande attention au moment où l’on met en place un tel processus. L’opération « Mana-mana » est un facteur parmi tant d’autres. Elle peut certes être anodine, mais son efficacité peut porter des fruits s’il est porté par cette Dame, dont la bravoure et sa force de créativité ne sont plus à démontrer.

Très appréciée pour son dynamisme et ses initiatives entrepreneuriales, c’est la raison pour laquelle, Valérie Kaboré avait été élue à deux mandat successifs comme membre consulaire au compte des entreprises culturelles et créatives à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso. Elle a été celle qui avait plaidé à l’époque aux côtés des autorités ministérielles pour le financement du secteur culturel à travers le Programme d’appui aux Industries Créatives et à la Gouvernance de la Culture (PAIC-GC). Donc si les professionnels de la Culture reçoivent des subventions à couts de millions aujourd’hui au FDCT, c’est en partie grâce à elle.

Cette fierté de la dernière promotion de l’INAFEC (Institut Africain d’Etudes Cinématographiques) de l’Université de Ouagadougou qui possède en plus un DEA en cinéma et audiovisuel au CNAM en France est une femme très futée en matière de conciliabule.

Pas étonnant donc qu’elle soit au cœur de cette noble opération. On souhaiterait qu’elle s’étende dans d’autres villes et plus tard, de façon institutionnelle.

LA REDACTION

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