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“NOSTALGIA” de Mario Martone : Un film chargé de d’émotions.

La salle DEBUSSY a été le théâtre d’une projection « hors norme » hier 24 mai à 22h30. Le film italien en compétition « NOSTALGIA » de Mario Martone a suscité pleins d’émotions et de mystère dans la salle.

Tout commence par un très long silence avec une caméra qui accompagne un personnage jouant le rôle d’un italien de retour à Naples après 40 ans d’absence. Dans une ville en proie à la violence, aux deals, et à la haute mafia ; un expatrié revient dans son bastion pour se repentir de tout son passé tumultueux et dangereux qu’il avait laissé en partant précipitamment. Il retrouve néanmoins, sa seule confidente familiale qui restera en vie pendant quelques temps : sa mère. Il décide d’abord de s’occuper de ses vieux jours, avant de revenir sur son passé. Dans cet élan de vouloir faire table rase du passé et penser ses souffrances, il oublie que sa ville n’a pas du tout changé, bien au contraire, la violence s’est intensifiée. Et le chef de Gang n’est autre que son ancien compagnon, avec qui, ils ont eu des démêlés.

L’acteur principal qui joue le rôle de l’exilé, Felice Lasco n’est autre que Pierfrancesco Favino. Véritable star en Italie, il a également joué dans le film « le Traite » de Marco Bellocchio. Dans ce scénario, il fait donc son retour à Naples après avoir séjourné au Caire, laissant son épouse médecin pour s’y installer contre même la volonté d’un prêtre qui deviendra, plus tard, son véritable confident.

Progressivement, tout au long du film, l’on saura qu’il avait insisté de rester à Naples pour régler son contentieux avec son ami d’enfance Oreste Spasiano. Ce dernier est devenu un caïd de la mafia et de la criminalité dans son quartier. Pour avoir été complice d’un meurtre à l’âge de 15 ans causé par Oreste, il revient pour tenter de renouer le contact avec son ami d’enfance, mais la rencontre vire au drame.

Le réalisateur Mario Martone, dépeint sans faux fuyant, la violence qui subsiste dans les favelas de Naples et plus précisément dans le quartier populaire de Sanita. « NOSTALGIA » accroche le cinéphile jusqu’à cette fin brusque et tragique.

Mario Martone s’est à la fois intéressé au personnage, mais aussi et surtout à l’ambiance délétère des jeunes de cette cité. Des séquences de rues et du quotidien de ce quartier, témoignent la peur et la violence qui y règnent. Ce sont d’ailleurs ces jeunes qui gouvernent cette banlieue, avec à leur ; l’ex partenaire de Felice Lasco.

Les jeux d’acteurs, du prête, de Felice et surtout de sa mère sont d’une extrême sincérité dans ce film, qu’on se croirait à un documentaire ou à une téléréalité. Mario Marton vient de signer là une œuvre de forte audience.

Hervé David HONLA

 

 

 

 

 

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