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Pavillon Afriques de Cannes : Débat sur la critique du cinéma en Afrique

La 3ème édition de Pavillon Afriques a été lancée ce matin 18 mai au village international par la première table ronde sur le thème ; « Le rôle de la critique de cinéma dans le développement de l’industrie », présenté par Claire Diao, Distributrice spécialisée dans les cinémas d’Afrique et de leur diaspora. Un moment d’échange et de partage entre les panélistes et les professionnels du 7è art présents aux côtés des journalistes.

 

Le Pavillon Afriques (P.A) présent au Festival de Cannes est une initiative lancée par Kbey Business Services dans le but de donner plus de lumière aux talents africains du 7è Art sur la scène mondiale. Et surtout de permettre au continent de prendre de bénéficier des bonnes offres sur le marché mondial de l’industrie cinématographique.

Cette initiative est l’œuvre de Karine Barclais, Fondatrice et Directrice Générale de Kbey Business Services. Elle travaille depuis plusieurs années dans l’évènementiel à travers le monde. Notamment, Karine a été l’administratrice au compte de la France et les pays francophones de plusieurs évènements pharamineux.

Jamila Ouzahir et Olivier Barlet

Pour cette troisième édition au Festival de Cannes, le P.A a ouvert son volet panel par cette table ronde sur « Le rôle de la critique de cinéma dans le développement de l’industrie » où ont pris part sur le présidium ; Olivier Barlet, Ecrivain, Editorialiste. Jamila Ouzahir, Attachée de presse cinéma pour le cinéma et l’audiovisuel. Falila Gbadamassi TBC, Journaliste critique. Et bien sûr la modératrice Claire Diao, Distributrice spécialisée dans les cinémas d’Afrique et de leur diaspora et membre du comité Court-métrage de l’Académie des César et ancienne présentatrice TV (Ciné Le MAG – Canal + Afrique).

 Falila Gbadamassi au micro

Les différents intervenants sont revenus sur leur parcours respectif avant d’introduire le rôle de la critique dans le cinéma précisément en Afrique. Les rapports entre les attachés de presse des maisons de production et la presse sont parfois très recherchés selon Jamila Ouzahir qui estime que les réalisateurs et les producteurs ont surtout besoin des articles de presse pour booster et promouvoir leurs œuvres cinématographiques. Mais c’est parfois pénible de les avoir. L’écrivain et traducteur français Olivier Barlet, Souvent fréquent en Afrique et même au FESPACO estime que la critique est ouverte et peut être abordé dans les angles et sur tous les corps de métier. Il déplore néanmoins que le financement étranger ou de certains partenaires peut parfois influer sur le scénario de certains films. Tout en admettant que le coût réduit de certains films peut parfois être des éléments qui serviront au journaliste, de critiquer la qualité du film. Quant à la journaliste Falila Gbadamassi le regard du journaliste critique peut aussi bien se poser dans le fond que dans la forme de l’œuvre cinématographique. Mais, elle déplore parfois, le choix pas souvent judicieux de certains films africains qui sont plébiscités dans les festivals mondiaux. « Cela ne reflète pas parfois, le professionnalisme du cinéma africain. Pourtant, il en existe assez ! » affirme-t-elle.

Le Pavillon Afriques (P.A) présent au Festival de Cannes, est le seul et unique espace dédié au cinéma africain dans le Village International. D’autres table ronde et conférences sont prévues dans ce festival. Notamment celui, le plus attendu sur le financement des films qui aura lieu le vendredi 20 mai 2022 au Pavillon Afriques N°211 au Village International de Pantiero.

Hervé David HONLA

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