Entretien avec

MARKO et la nouvelle génération : « La concurrence est musicale »

L’équipe d’OXYGÈNE MAG s’est entretenue le 15 avril 2022 dans les locaux du journal avec un jeune artiste qui se fait découvrir peu à peu dans le paysage de musique burkinabè.

Présentez-vous aux lecteurs d’Oxygène Mag

A l’état civil c’est SAWADOGO Cheick Abdoul Kader Marcus, originaire du village de Mané, non loin de Kaya. Je suis étudiant en fin de cycle option Génie civil. Je suis initiateur d’un petit projet de restauration et parallèlement artiste musicien.

Quel est l’histoire de Marco avec la musique ?

Il faut d’abord souligner que je n’ai pas de parents artistes. La musique est venue de façon naturelle, sinon je n’étais pas trop musique à la base ! J’avais une autre passion qui est le dessin et j’ai découvert la musique uniquement dans le but de m’évader.

“je n’avais pas l’accord de la famille pour la musique”

Pour revenir à l’histoire, en 2016, moi je n’avais pas l’accord de la famille pour la musique, mais j’ai fait la rencontre d’un ami qui lui était soutenu par sa famille. Avec ce dernier, on ambitionnait faire un album malheureusement il est reparti dans son pays et je me suis retrouvé seul. Après j’ai continué dans le silence à écrire et à chanter seul et j’ai quelques fois fait écouter à des personnes. Plus tard, l’un de mes gars m’ont conseillé de faire usage des réseaux sociaux pour me faire de la visibilité. Chose que j’ai essayé et cela a été positif c’est une chanson qui a le plus fait effet, il s’agit du titre (Let It shine). Par la suite j’ai participé à un concours qui, au lieu de m’encourager à travailler a cassé mon moral (Talent Campus 2018), j’ai lamentablement échoué. L’année qui a suivi je me suis essayé à un autre concours (voix d’or) où j’eus le 1er prix. C’est là je me suis dit que c’était le bon moment, le moment de me lancer.

Comment s’est faite ta rencontre avec HUGUO BOSS ?

Pour répondre à cette question, il faut noter que j’étais déjà en contact avec mon grand frère Ablo Manager, et c’est par son biais qu’on s’est rencontré. Pour la petite histoire j’étais chez moi et le grand frère m’a appelé de lui envoyer des chaussures. Arrivé chez lui, j’ai constaté qu’il était avec HUGUO BOSS et c’est là qu’il m’a présenté et HUGUO BOSS. Surplace, il m’a demandé de faire un petit freestyle. Il faut dire que je n’étais pas trop en forme ce jour-là. Mais j’ai essayé un petit “truc” qu’il a validé. Il m’a dit qu’on pouvait faire quelque chose. C’est ainsi que le contrat avec la maison de production s’est fait de façon naturelle surtout que HUGUO BOSS est le représentant et le directeur. La maison de production a d’abord posté le freestyle sur leur page officielle et le retour était positif et c’est par la suite qu’il y’a eu la collaboration du côté d’Abidjan en Côte d’Ivoire.

“J’avais lamentablement échoué dans un concours de chant”

Pour ce qui est du contrat qui nous lie avec HUGUO BOSS c’est un contrat professionnel. Je suis en contrat avec la maison de production FASHION BOYS et Boss Life Communication s’occupe de tout ce qui est communication.

Qu’en est-il de la stabilité musicale de Marco et aussi des perspectives ?

Pour ce qui est de la stabilité, elle commence à s’imposer au regard du programme que ma maison de production et de mon staff ont établi pour moi. Suis un peu plus investi dans la musique que dans mes débuts, mais la famille est toujours sceptique. Elle souhaite que je n’oublie pas ma formation de base.

Pour ce qui est des perspectives, après le projet “on s’amuse” j’ai un nouveau projet déjà disponible sur le marché « Blokoto » qui pour moi, est une prise de contact. Pour le moment le style musical est focalisé sur le rap avec le consensus de mon staff. Mais bien d’autres styles pourraient venir par la suite.

” ” Il y’a le premier album de Marco qui est en vue et après cela, il va faire une date à Ouaga et une autre date à Bobo-Dioulasso” Dixit Chérif Karambiri, Manager de l’artiste

Il y’a le premier album de Marco qui est en vue et après cela, il va faire une date à Ouaga et une autre date à Bobo-Dioulasso. Nous prévoyons aussi des voyages du côté de l’Europe pour tisser des collaborations et aussi du côté d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Tout cela c’est pour plus de visibilité. Cela pourrait se faire avant la sortie de l’album” Renchérit Chérif Karambiri (Manager).

Quelles sont les prestations qui t’ont le plus marqué ?

Bien que j’aie fait quelques prestations, celles qui m’ont le plus marqué, c’est celui du festival de la Jeunesse à Bobo-Dioulasso. Parce-que je n’avais pas pu participer à celui de Ouaga. J’ai vu la participation du public à mon show, c’était impressionnant ! Le public reprenait bien en chœur mon refrain et c’était merveilleux.

” il existe bien une solidarité, une cohésion au sein des artistes de la nouvelle génération” Ici avec Reman

Existe-t-il des bisbilles ou des conflits d’intérêt entre vous artiste de la nouvelle génération ?

A mon humble avis, la concurrence est musicale, ce sont nos œuvres musicales qui parlent mais au-delà de tout cela, il existe bien une solidarité, une cohésion. J’ai pu bien le constater à travers bons nombres de choses, notamment le soutien que j’ai eu de la part de certains et aussi du match de foot organisé par ma maison de communication BSL.

 

 Vous les jeunes artistes, vous vendez du rêve aux gens avec votre vie de bourgeois. C’est à quel fin ?

L’artiste ne vend pas de rêve, normalement un artiste joint les deux bouts. Puis ensuite ; ça dépendra de comment chacun gère sa carrière. Il faut aussi dire que nous sommes obligés d’avoir un certain statut social pour susciter le respect. Au-delà de tout ça ; ce que nous faisons dans nos clips n’est pas totalement mal, parce-que ça attire du monde et cela soigne notre image dans la musique.

 NAGALO A. Renaud (stagiaire)

 

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