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Mylène DOUKOURE : L’héritière de la vannerie en Afrique de l’Ouest

A l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la Femme, nous sommes allées à la découverte d’une femme courageuse intelligente et audacieuse qui valorise la culture africaine à travers le tissage la teinture des pagnes africains, et également de la vannerie la sculpture.

 

 

Elle s’appelle DOUKOURE SAIHONON MYLENE elle d’origine ivoiro burkinabè ; de père ivoirien venu de la région de LACOTA plus précisément et d’une mère burkinabè, famille PALENFO dans la région sud-ouest du Burkina Faso, Birifor et Dagara. Mylène est née et a grandi en Côte d’ivoire. Concernant le choix de ce métier, elle affirme que ce n’est pas un choix mais plutôt une passion. « J’ai toujours aimé la culture africaine et pendant les vacances on partait au village avec notre père et j’étais très curieuse. Je m’approchais de ceux qui tissaient les accessoires à la main, les paniers chez nous on les appelle OTELE DIDA ethnie de la COTE DIVOIRE. Je me suis rapprochée des vieilles femmes pour me renseigner sur les matières utilisées » Affirme-t-elle.

En 2014, après la naissance de son fils qui avait à peine trois mois, elle s’est présentée au concours AWOULABA. Un concours dédié aux femmes. Pendant la compétition, elle s’était vêtue en tenue de Raphia issue de sa localité. Le public et le comité d’organisation a été éblouie par cette tenue traditionnelle. C’est l’une des raisons pour lesquelles, elle a décidé de valoriser encore plus la culture de chez elle.

En 2019 elle a fait la rencontre d’un tisserand qui confectionne des pagnes raphia et des accessoires. Ensemble, ils ont travaillé autour de ces matériaux premiers. Le tissage, les assemblages, les mixages et la décoration. Ainsi donc, dans le cadre de l’organisation de son défilé de mode en 2020, Mylène Doukouré débarque au Burkina fait la rencontre du KOKO DONDA, le FASO DANFANI et le TOUNTOUN FANI.

Elle décide de s’installer en 2021, certes les débuts ont été laborieux, grâce à la persévérance et le courage, elle a pu se frayer un chemin et devenir le leader dans son domaine.

« J’ai néanmoins besoin du soutien des autorités des institutions, des ambassades et bien d’autres. Surtout une bonne communication. J’ai l’amour du travail et j’ai foi que tout ira bien » affirme-t-elle.

Concernant, les éventuelles collaboration, Doukouré estime que ; « Ce métier demande beaucoup de courage et d’abnégation. J’ai appris le tissage et la teinture auprès des artisans sur le tas. Alors j’ai besoin de quelqu’un qui a la même vision que moi, qui a l’amour du métier et qui est très patient quand il s’agit du volet lucratif »

Elle vient officiellement d’installer sa petite unité de production. Je suis à la recherche des jeunes passionnant et patients qui ont l’amour pour le travail. Toujours à la quête de l’innovation, Mylène est arrivée à concevoir des textiles à base de fils de bananiers pour des accessoires de mode, de la décoration intérieure et des tableaux illustratifs.

Tout en espérant recevoir des financements pour agrandir son industrie, Mylène DOUKOURE espère un jour avoir l’appui des institutions.

Aida N’Douonmou

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