Entretien avec

Babcy La Réussite : « Je suis parti au Cameroun pour me faire connaître »

Auteur du tube à succès « Ka bé kanatong yé » sortie de son titre éponyme en 2016, Babcy La réussite est aujourd’hui auteur de plusieurs singles et collaboration. La dernière en date est faite avec une artiste camerounaise Falone May. Après donc l’artiste camerounaise Nono Flavie, Babcy nous revient avec une deuxième. Il rentre d’un séjour d’une dizaine de jours au Cameroun. OXYGENE MAG l’a rencontré le 21 aout 2021, afin qu’il nous dresse le bilan de son séjour.

 

Babcy La Réussite, bienvenue au Burkina Faso. On sait que vous étiez au Cameroun, comment est né ce périple ? Comment est-ce que vous vous êtes retrouvé au Cameroun ?

Tout vient de mon premier album. Lors de la sortie, j’ai travaillé avec un jeune connu sous le nom de Frange Landry COMPAORE. Donc cette connexion est venue de lui. Car après la sortie de mon album, il a eu à travailler avec un monsieur sur les réseaux sociaux. L’album Ka bé kanatong yé qui est sorti en 2016. Et depuis 2016, ce monsieur a décidé de nous accompagner virtuellement et aussi avec des conseils. Il est camerounais et vit aux USA. C’est lui qui a facilité la collaboration avec Nono Flavie. La collaboration a été travaillée dans cinq pays. Moi du Burkina, Frange Landry COMPAORE mon manager en Tunisie, le producteur Steeve Patrick Dakoum aux USA, et Nono Flavie du Cameroun pendant que l’arrangeur est au Mali. Donc entre l’Amérique, le Burkina, le Cameroun, la Tunisie et le Mali, on a pu enregistrer la chanson depuis 2017.

Peut-on dire que c’est une collaboration qui est née uniquement à travers la toile ?

Oui ! On peut dire un peu. Mais hormis la toile il faut dire que, la collaboration s’est faite parler d’elle-même au Burkina, aux USA et aussi au Cameroun, un peu l’Afrique.

Votre séjour au Cameroun consistait donc à quoi ?

J’étais invité pour la réalisation d’un projet. Il s’agit de l’unité entre un artiste connu sur le nom de Falone Maty, qui défend bien de causes au Cameroun et qui est un peu connue en Afrique.  C’est le producteur en question qui m’a mis en contact avec elle. On a enregistré la chanson ici au Burkina. La fille a envoyé ses voix au Burkina et moi j’ai terminé l’enregistrement. Quand la chanson est finie, j’ai rejoint la l’artiste pour le tournage du clip et aussi profité faire un média tour. Egalement, il y a eu un grand mariage où j’étais invité.

En compagnie de Nono Flavie

Précisément vous avez fait quelle ville ? Le Cameroun est assez vaste et il y a deux grandes villes. Aussi, vous avez parlé de média tour, cela concernait lesquels?

Je suis parti au Cameroun et j’ai visité les deux grandes villes. Je suis descendu à Yaoundé. Après je suis parti à Douala. Il faut dire que le média tour ont commencé à Douala. Dans cette ville, j’ai fait : « Balafon », « Audace ». Je suis revenu à Yaoundé, j’ai fait « Royal » et « Canal 2 International ».

En ce qui concerne cette collaboration au Cameroun, est ce uniquement pour le clip ? Ou vous avez d’autres projets, ici au Burkina ou encore au Cameroun ?

Il faut dire que pour un artiste, les projets ne finissent pas. Je suis parti pour la réalisation et pour aussi faire un peu ma promo ; d’où le médias tour. C’est surtout me faire connaitre davantage. Pas seulement au Burkina, en Afrique au Cameroun partout dans le monde. Dieu merci cela a fait effet. Et cela m’a ouvert beaucoup de portes. Quand j’ai fini le tour des médias, j’ai été sollicité pour une soirée privée, mon dernier jour avant de prendre le vol pour le Burkina. Je suis allé et c’était bien.

“Je suis parti au Cameroun aussi pour me faire connaître”

La sortie de ce clip qu’on attend impatiemment issue de la collaboration avec elle, est prévue pour quand ?

On a fini le tournage. Maintenant on est en train de viser septembre. On dit l’homme propose, Dieu dispose. Si tout va bien, d’ici quelque temps on aura une bonne nouvelle suite à cela.

Le Burkina et le Cameroun, musicalement parlant, c’est vrai que vous n’êtes pas le premier, mais pour la nouvelle génération, on estime que les artistes burkinabè et camerounais, il y a un pont qui va se créer. Quel est le pont que vous souhaitez créer entre le Burkina et le Cameroun sur le plan musical ?

Sur le plan musical, c’est vrai qu’on parle d’un pont, mais moi je pense que bientôt, il n’y aura une réelle collaboration. J’ai eu à côtoyer certains artistes camerounais, qui connaissent des artistes burkinabè. Donc cela veut dire qu’on a beaucoup d’artistes ici aussi qui connaissent bien des artistes camerounais. Je pense que de nos jours, les artistes sont en train de viser un peu vers le Cameroun. Quand j’étais là-bas, j’étais fréquemment en communication avec des collèges artistes qui essayaient d’avoir quelques plans pour venir au Burkina. Aussi, on a fait quelques collaborations avec des journalistes, qui sont rentrés en contact avec beaucoup d’artiste. Hier (Ndlr ; l’interview a été réalisée le 21 aout), il y a un artiste burkinabè qui me disait qu’il a conclu une collaboration avec un artiste camerounais.  Je pense déjà que si cela continu ainsi, une famille unifiée entre l’Afrique centrale et de l’ouest sera consolidée.

Lors du tournage du clip “L’UNITE” avec la camerounaise Falone Maty

A titre personnel, quels sont les projets de Babcy ici au Burkina ?

Au Cameroun j’ai fait 11 jours et je suis revenu avec bien de projets. Les projets ne finissent pas. Donc, je suis en train de travailler pour la sortie de cette collaboration avec Falone Maty qui s’intitule d’ailleurs « L’unité ». En plus, j’ai bien dit que le média tour m’a ouvert des portes. Donc dans sous peu de temps, j’irai au Nigeria ensuite, je participerai à un festival au Cameroun. Pour le moment, mon staff dans ce pays est en pourparlers.

“Le média Tour m’a ouvert beaucoup de portes”

Parlant de staff. C’est vrai qu’il y a ce staff dont vous parlez au Cameroun. Est-ce que vous avez une équipe locale qui s’occupe de votre carrière, au regard de votre carrière qui serait en train de s’agrandir ?

Je n’ai pas une équipe fixe. Ce n’est pas professionnel mais je vais le dire. L’année passée je travaillais avec un monsieur, mais aujourd’hui j’essaie de voler de mes propres ailes avec des grands frères qui sont à coté de moi. Je peux dire qu’au Cameroun j’ai un staff composé de cinq personnes qui bossent et essayent d’activer les choses. Ici j’essaie de travailler moi-même avec quelques personnes qui souvent ont un peu de temps.

Priscille Yenntèma

 

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