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Traoré Natifa (Etudiante et candidate Miss YENNENGA)

«La beauté et l’intelligence vont de pair » 

Ce vendredi 02 avril, nous avons reçu Traoré Natifa dans nos locaux. Elle est étudiante en première année de journalisme à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC). A 19 ans, Natifa s’intéresse également à la mode. Originaire de la belle cité de SYA, elle a partagé avec nous sa passion pour la mode et le Journalisme. Cette belle et jeune dame est candidate pour le concours Miss Yennenga 2021.

Quel est votre parcours ?

J’ai fait d’abord la maternelle, ensuite le primaire et le secondaire. Mais, à partir du secondaire, je savais déjà ce que je voulais faire de ma vie : le journalisme. Alors, dès la classe de seconde, j’ai commencé une formation en art oratoire. L’année suivante, on a représenté notre collège au championnat national de débats et d’art oratoire. On a été champion du Burkina, section secondaire 2020. Par ailleurs, j’ai suivi une formation en mannequinat, quand j’étais toujours au secondaire. A présent, je peux dire que je suis mannequin professionnel.

La mode est l’un de vos centres d’intérêts, qui sont vos tops modèles de références ?

Je vais prendre au niveau du Burkina Faso. Il y a la Miss Burkina 2019 en la personne d’Ouédraogo Flora, Miss Princesse Poadiague  et la Miss Armelle Nikiéma, aujourd’hui promotrice d’un concours national de beauté.

“On a été champion du Burkina, section secondaire 2020 en art aratoire”

La mode est perçue par certaines personnes comme un métier «vulgaire», comment vivez-vous le regard des autres ?

C’est l’idée que les gens ont de la mode. Les gens n’ont vraiment pas une bonne image de la mode. Ils n’arrivent pas à accepter ce milieu et le vois comme étant un milieu pervers. Pourtant, ce n’est pas forcément le cas. C’est un milieu qui est dans l’optique de valoriser la femme, qu’elle soit africaine ou blanche, et de montrer la beauté. C’est de l’art en fait. Mais, les gens ne voient pas ça comme ça. Moi particulièrement, quand je pars à l’école, j’ai une manière à moi de m’habiller. Les gens sont souvent un peu surpris de ma simplicité. J’essaie de faire changer, je peux dire, les visions des personnes qui sont autour de moi. Ils me demandent des fois «tu es un modèle, un mannequin, mais il y a certaines choses que tu ne fais pas, par exemple les photos osées». La mode a plusieurs aspects. Le point que j’ai voulu défendre en entrant dans le monde de la mode, c’est de valoriser la femme plus précisément celle africaine.

Quel est le regard de vos parents sur ce que vous faites ?

Au début ce n’était pas trop ça. Ils ne connaissent pas très bien le milieu et ont certains préjugés sur ce milieu .Mais je crois que j’ai inspiré confiance depuis le début. Je leur ai expliqué. Ce n’était pas facile mais, comme c’est ce que je voulais faire et que j’ai pu concilier le mannequinat et mes études, ils m’ont compris.  Ce n’est pas évident de faire les deux à la fois. Donc actuellement le regard des parents est positif.

“Le métier de journaliste, c’est ma passion!”

Qu’est-ce qui vous a poussez à faire le Journalisme ?

Je dirais que c’est comme une passion pour moi. C’est ce que j’ai toujours voulu faire depuis le bas âge. Les enfants ont tendance à regarder les dessins animés. Mais moi, je suis plus campé à voir une personne en train de donner un message. Même avec mon téléphone à la maison, je m’essais à passer un message, à faire un semblant de journal pour informer les gens. Ce qui a confirmé cette passion, c’est quand j’ai commencé les débats et l’art oratoire à la télévision. J’étais vraiment à l’aise devant le public.

 Quel média vous intéresse le plus ? Radio-télé-presse écrite-presse en ligne ?

Bien avant que je ne rentre dans le domaine du journalisme, je préférais plus la télévision. Quand j’ai commencé les cours, j’ai vu que le vrai travail se passe hors antenne. Et la personne qui est devant, livre le message et les gens ont souvent tendance à prendre cette personne comme le héros ou la personne qui a fait tout le travail. Pourtant ce n’est pas forcément ça. Actuellement, je peux dire que je m’intéresse plus à la presse écrite.

Comment arrivez-vous à faire la part entre la mode et le journalisme ?

Je dirais que ce n’est pas facile. Souvent tu peux avoir des séances photos ou bien un défilé et en même temps, tu as cours ou devoir. Tu es obligé de choisir. Mais ma passion première c’est le journalisme. La mode vient en seconde position. Donc, j’essaie de concilier les deux.

Le journalisme et la mode, ces deux domaines sont-ils compatible ?

Tout est question d’organisation. Mais je priorise vraiment mes cours de journalisme. Et je m’adonne à la mode, quand je suis libre, quand je peux et si nécessaire. L’idée qu’on a de ceux qui sont dans la mode, est qu’ils prennent seulement soin de leurs corps. Mais, on n’a pas souvent tendance à voir ce qu’ils ont comme bagages intellectuels. Je veux juste dire que la beauté et l’intelligence vont de pair. Les deux vont forcément ensemble.

“Beaucoup ont vu en moi un top model”

Entre mode et journalisme est ce qu’il ne faudrait pas faire un choix à la longue ?

Ça s’est impératif je dirais. Je suis radical, ma passion, c’est le journalisme. Je suis rentrée dans le monde du mannequinat parce que j’aspirai à faire un concours de beauté burkinabè, qui s’appelle Miss Burkina.  C’est ce qui m’a poussé à m’inscrire dans une agence de mannequinat. Et quand je me suis inscrite. Beaucoup ont vu en moi un top model. C’est ce qui m’a poussé à me donner à fond dans le mannequinat. Il faut forcément, à un certain moment, faire un choix.  En effet, la mode, ce n’est pas quelque chose qu’on peut faire sur une très longue durée. Pour celles qui veulent fonder une famille, ce n’est pas donné de continuer dans la mode. Peut-être sous un autre aspect, mais pas toujours les défilés et les photos.

Qu’est-ce que vous attendez du métier de mannequinat ?

Maintenant que je suis dans le domaine, j’attends beaucoup de ce domaine. Parce que je vise beaucoup plus l’international.

Natifa TRAORE (A droite) en compagnie de notre journaliste reporter Priscille au siège de OXYGENE MAG

Vous participez au concours Miss Yennenga, quelles sont vos motivations ?

Participer au concours Miss Yennenga, c’est pour moi comme une revanche. J’ai toujours voulu participer à un concours de beauté. Cette compétition est une occasion que j’ai saisie, pour m’apporter du crédit et de la valeur. Je vois aussi que c’est un concours, déjà dès la base, qui vise à valoriser la femme africaine, plus précisément celle burkinabè. Les valeurs que défend ce concours m’inspirent vraiment. C’est pour ça j’ai décidé de participer à ce concours.

Quelles sont les chances pour vous de remporter la couronne ?

Je suis en train de mettre toutes les chances de mon côté pour porter cette couronne sur ma tête. Ce n’est pas simple mais on fait de notre mieux.

“J’ai toujours voulu participer à un concours de beauté.”

Que comptez-vous faire, si vous remportez ce concours ?

Déjà, si je suis élue Miss Yennenga, c’est de valoriser la femme africaine. C’est un concours qui valorise plus précisément le Faso Dan Fani. Il recherche en fait, une ambassadrice du Faso Dan Fani. Je peux dire que je n’ai même pas attendu ce concours pour valoriser ma culture. Je pense que je suis parmi celles qui sont mieux placés pour valoriser ma culture.

Comment faire pour vous voter ?

Pour me voter vous pouvez le faire avec n’importe quel réseau de téléphonie. Vous envoyez juste miss 4 au 3499 et vous avez la possibilité de voter plusieurs fois.

Priscille Yenntèma

 

 

 

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