coup de gueule

Jakhasa «Avoir un Marley d’Or, est une confirmation dans mon pays »

SANO Karim alias Jahkasa organise un concert national le 8 avril prochain. Une semaine avant, il nous a reçus dans son studio de répétition. Nous avons échangé sur son concert à venir et sa carrière musicale.

 

Tu as reçu le Marley d’Or 2020, une année après quel bilan poux-tu faire ?

Le fait d’avoir reçu le Marley d’Or, c’est pour moi une confirmation dans mon pays. En Europe j’ai fait beaucoup de concerts et à chaque fois les gens criaient ‘’bissé’’. J’ai vu les retombés là-bas, mais je n’avais pas la confirmation que ma musique était reconnue au BF. Le bilan est positif. Grâce au Marley d’Or, les burkinabè ont découvert le Balafon Reggae. Les gens me félicitent partout où je vais, même ceux que je ne connais pas et qui sont fiers de ce que je fais.

Où vis-tu exactement ?

Je suis burkinabè. Mais depuis 10 ans maintenant, je suis plus à Lyon en France qu’au Burkina Faso.

En compagnie du DG du BBDA Walib Bara (A A gauche) lui présentant son MARLEY D’OR

Comment organises-tu tes activités artistiques et musicales, vu que tu n’es pas souvent au Burkina ?

J’ai un staff au Burkina tout comme en Europe. Je travaille avec différentes structures et associations et maisons de production. A chaque fois que j’ai un projet, je soumets à mon staff et on étudie ensemble, si c’est intéressant on lance l’événement. Comme les Nuits du Faso et la tournée que nous avions entamée en France. Je travaille avec des gens qui m’ont accompagné depuis le début. Et sur la route aussi, j’ai rencontré différentes personnes qui m’accompagnent vraiment.

Comment se porte la musique reggae au Burkina Faso ?

La musique reggae au Burkina Faso se porte très bien. Il nous manque juste de la solidarité entre nous les ‘’reggae men’’. On a l’impression qu’on est dans une compétition. Chacun veut être meilleur que l’autre. Alors que le reggae est avant tout un combat, une lutte qu’il faut mener ensemble et non  pas chercher à être le meilleur.

l’Orchestre au grand complet

Comment s’est déroulée la tournée Balafon Reggae?

On devait entamer une grosse tournée en Europe et un peu partout depuis mars dernier, après notre concert à Ouagadougou avec Tiken. Malheureusement, cette tournée a été mise en stand-by à cause du Covid. Le concert du 8 avril nous donne l’occasion de nous présenter au public burkinabè, parce qu’il y a beaucoup de gens qui connaissent Jahkasa mais, qui ne m’ont jamais vu.

Qu’en est-il de la tournée de l’Île de La Réunion ?

La collaboration continue et nous avons beaucoup de projet avec eux. Dès que le Covid fini, on va faire de grandes choses.

Ton concert est prévu pour ce 8 avril, qu’est ce qui sous-tend cette activité ?

Il y a l’envie de se faire connaitre au Burkina et aussi l’envie d’exprimer ma joie et ma reconnaissance. J’ai eu le Marley d’Or, donc il faut fêter ça et remercier les gens qui m’ont accompagné et soutenu. Le jour-j, on va donner des attestations à certains grands frères africains qui ont ouvert le chemin pour nous. C’est surtout une fête de la naissance du Balafon reggae, puisse que ça été reconnu avec 4 Marley d’Or. Donc pour moi c’est une renaissance du reggae burkinabè. La particularité de ce concert est que nous allons faire un concert dans les vraies conditions comme en Europe. L’un de nos derniers concerts à Lyon, on avait 2500 personnes, la lumière et la sono étaient au rendez-vous et l’organisation était parfaite. On va faire la même chose au CENASA. C’est-à-dire un grand concert où la lumière et la sono seront au rendez-vous. Comme un vrai concert de reggae qu’on a l’habitude de voir en Europe. C’est vrai que quand je suis rentré au BF on a fait des choses mais, fallait faire un concert national et associer les autorités.

 

Qui sont les artistes invités ?

Les artistes invités sont Nourat & The Lion, Fadeen, Bino Bah, et Moa Dadis.

Où en es-tu avec l’organisation ?

L’organisation se passe très bien. Beaucoup de gens nous soutiennent. Vous avez la Ministre de la culture, le Ministre délégué des Affaires Etrangères. Je remercie tous les médias et Oxygène Mag aussi pour l’accompagnement. C’est rare de voir des gens qui accompagnent sans qu’on ne dépose quelque chose sur la table. On est 100% prêt. Le spectacle est déjà prêt. Il reste quelques réglages et aussi certains musiciens sont toujours en France.

“…C’est surtout une fête de la naissance du Balafon reggae”

Quel message veux-tu véhiculer en organisant ce concert ?

Le message c’est de dire que nous ne devons pas oublier la solidarité. Nous devons toujours nous donner la main et l’hypocrisie ne sert à rien. Ce message, je veux l’adresse à tous ceux qui me voient et qui me félicitent et à tous ceux qui jouent aux hypocrites et ne soutiennent pas l’événement. Donc soyons ensemble et rendez-vous le 8 avril.

Comment fait-on pour avoir accès au concert?

Il y a des numéros qui sont disponibles sur les réseaux sociaux. Vous pouvez appeler sur ces numéros pour avoir les tickets. La vente des tickets a commencé et on a déjà pas mal de vente. Mon staff se déplace aussi pour livrer les tickets au prix de 2000 et 5000 FCFA.

Priscille Yenntèma

 

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