Murmures

Fonds de promotion culturelle du BBDA : Repenser son fonctionnement

Pour plus de crédibilité

Le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA) tient depuis le 17 février, les états généraux du fonds de promotion culturelle de son institution.

Au-delà de ses prérogatives qui sont la gestion collective des droits, la mission du BBDA est aussi de contribuer à la promotion culturelle. Raison pour laquelle, l’organisme de gestion collective s’est doté depuis une vingtaine d’années, d’un Fonds de Promotion Culturelle (FPC). Ce Fonds qui permet de soutenir les membres dans la réalisation de leur projet culturel. Il est géré par la DAAF à travers le Service Promotion Culturelle et Œuvres sociales (SPCOS).

Ce fonds fait malheureusement souvent l’objet de plusieurs critiques quand il est lancé. Selon la Direction Générale du BBDA, une analyse et une étude approfondie du mécanisme de fonctionnement s’impose. Destiné à promouvoir la création artistique et littéraire, le FPC permet aussi de venir en aide exclusivement aux artistes membres du BBDA qui détiennent des projets, mais qui sont en carence de moyens financiers ou techniques. Les catégories qui peuvent bénéficier du FPC sont entre autre : la Musique, la littérature, l’Art Graphique et Plastique,  le Cinéma/Audiovisuel, l’Art dramatique (Théâtre et la Chorégraphie), la mobilité des artistes membres.

Pendant donc deux jours (17 et 18 février 2021), la direction générale fait une pause pour s’appesantir sur les différentes conditions (fonctionnement, éligibilité, critères, sélection, l’offre financière, le montage de dossiers, le taux des bénéficiaires, le suivi…)

Wahabou BARA, DG du BBDA

Plusieurs acteurs participent à cette rencontre importante. Il s’agit, des membres de l’Assemblée Générale, ceux du Conseil d’Administration de la société, les créateurs représentants les faîtières des membres et les techniciens de la culture et du droit d’auteur.

Il est même fort probable que les conditions d’accès aux sessions du FPC puissent connaître des modifications ou des améliorations. Les conditions générales initialement annoncées étaient les suivantes ;

  • Etre détenteur de la carte de membre du BBDA en cours de validité
  • Ne pas être redevable au BBDA
  • N’avoir pas bénéficié de deux subventions les deux dernières années
  • Chaque postulant ne peut présenter qu’une seule candidature par appel à projets.

Néanmoins, le gestion du Fonds de Promotion Culturelle du BBDA n’est pas aussi alarmante que ça. Les statistiques le démontrent : en 2016, les membres bénéficiaires sont passés de 165 pour un montant de subvention générale de 49 013 400 F CFA à 348 membres pour un montant global 202 905 000 F CFA en 2020.  

Au terme des travaux, des recommandations concrètes sont vivement attendues dans une transparence des plus conviviales.

Hervé David HONLA

 

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