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Lutte conte le Covid-19 : Les films burkinabè ont joué leur partition

Redonner goût au cinéma burkinabè

Le confinement qui avait été mis en place de mars à juillet 2020 avait obligé les populations à rester chez elles. Pour tromper l’ennui, une opération de diffusion gratuite des films burkinabè sur les chaînes de télévisions publiques et privées avait été diligentée pendant cette période,  par les Ministère de la Culture des Arts et du Tourisme (MCAT) et le Ministère de la Communication (MICOM) sous l’égide du Chef de l’Etat. La journée du 24 septembre au CENASA, marquait donc la fin de cette diffusion.

 

Sept télédiffuseurs burkinabè à savoir : la RTB, Canal 3, BF 1, SMTV, 3 TV, TVZ et LCA ont accepté offrir à leurs abonnés 195 films dont 75 longs métrages, 107 courts métrages et 13 séries, légués également par les structures de production burkinabè. Cette opération a permis aux téléspectateurs de  revoir quelques grands chefs-œuvres du cinéma burkinabè pendant la période de mise en quarantaine. Cela a surtout été possible grâce à la bonne volonté des producteurs qui, après la signature de partenariat entre le MCAT et MICOM, ont immédiatement mis à la disposition des télévisions leurs différents films. Cet acte de patriotisme salué par le Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango a certainement montré à la face de l’ensemble du gouvernement, que l’industrie du cinéma burkinabè a toujours occupé une place de choix dans le développement socioéconomique du Burkina Faso. La Direction Générale du Cinéma et de l’Audiovisuelle à travers son Directeur Général Evariste Poda a salué «cette fructueuse collaboration entre professionnels du cinéma et les diffuseurs. Ce qui a permis de faire de ce projet, une réalité. Ce projet nous montre combien, il nous est nécessaire de collaborer afin de donner un nouveau souffle à notre cinéma. Il nous faut travailler pour une meilleure collaboration entre les chaînes de télévision et les structures de production pour, non seulement accroître les taux de diffusion des films burkinabè, mais aussi susciter et converser le goût de suivre les films burkinabè».

“Il nous faut travailler pour une meilleure collaboration entre les chaînes de télévision et les structures de production” Dixit Evariste Poda, DGCA

Bien que la collaboration entre les chaînes de télévision et les structures de production de cinéma s’est faite gratuitement, l’évaluation financière de ces programmes offerts à chaque télévision est tout de même significatif : 598 850 000 F CFA pour chaque télévision soit une contribution totale de 4 191 950 000 F CFA pour l’ensemble des sept chaînes partenaires. « …Donner et offrir gracieusement, c’est un état d’esprit. C’est un apport considérable pour la société ! Merci ! Je voudrais vous réaffirmer mon engagement à être toujours auprès de vous, à plaider votre cause. Et vous rappeler qu’en dépit des difficultés, je tiens au nom du Gouvernement à ce que la prochaine édition du FESPACO se tienne ! Sous peu ; nous allons organiser un petit atelier pour élaborer une feuille de route sur la façon dont on va l’envisager dans ce contexte. Mais pour ma part, il est complètement exclu que l’on fasse une impasse sur le FESPACO comme on l’a fait sur la SNC. Parce que le FESPACO, ce n’est plus le Burkina, c’est l’Afrique ! C’est le seul moment où les cinéastes africains sont le plus valorisés. Je sais que vous êtes à la recherche des financements, j’en parlais encore avec l’Ambassadeur de l’Union Européenne, il y a ce fonds important de 6 milliards qui est mis à la disposition de notre secteur pour financer sur les trois ans à venir. Le cinéma est perçu comme un des secteurs phares pour lequel, il va falloir insister davantage» Affirme le ministre Abdoul Karim SANGO.

“C’est un apport considérable pour la société. Merci ! ” Abdoul Karim Sango aux cinéastes et diffuseurs

A cette occasion également ; le  Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme a remis des attestations de reconnaissance aux différents bénéficiaires des chaînes de télévision et des structures de production. Le représentant des producteurs Gaston Kaboré affirme avoir été fier de rencontrer les téléspectateurs du pays dans un contexte particulier. «Nous avons compris que le cinéma était perçu comme un facteur de socialisation important dans un pays tel que le Burkina ; terre du FESPACO, terre de la FEPACI et terre de tellement de talents dans tous les métiers du cinéma. C’est avec une réelle émotion que je parle au nom de tous»

“Nous souhaitons que vous nous offrez les productions nationales tous les deux ans avant le FESPACO” propose Evariste Combary Directeur de la TNB

Au nom des télédiffuseurs, Évariste COMBARY, Directeur de la Télévision Nationale, a remercié le MCAT et le MICOM. Il a enfin émis un souhait qui est le suivant : «Nous souhaitons que les chaînes que nous sommes,  le ministère avec les producteurs, nous permettent d’avoir les productions nationales une fois par an ou à défaut, tous les deux ans, à l’occasion des éditions du FESPACO»

Hervé David HONLA

 

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