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Revue à mi-parcours du Cadre sectoriel de dialogue Culture, Tourisme, Sport et Loisirs: Satisfecit général en dépit des crises

 Objectif: Terminer les réalisations en cours

Le Ministre des Sports et Loisirs, El Hadj Daouda Azoupiou a présidé ce lundi 10 aout au CENASA, à la revue à mi-parcours du Cadre Sectoriel de Dialogue, Tourisme, Sport et Loisirs (CSD/CTSL)en présence des partenaires techniques et financiers, la société civile et l’ensemble des acteurs intervenants dans ces domaines. Un rapport qui a été jugé satisfaisant malgré les soubresauts sanitaires et l’insécurité.

La revue à mi-parcours du Cadre Sectoriel est une opportunité donnée à l’ensemble des acteurs de la Culture du Tourisme, des Sports et des Loisirs d’évaluer les conditions dudit secteur à la fin des objectifs sectoriels sur le plan national.

Pour ce premier semestre de l’année en cours, il était donc opportun que l’ensemble des acteurs se retrouve pour évaluer la mise en œuvre des objectifs qu’ils s’étaient fixés en début d’année. De nombreuses concertations, échanges et mise au point avaient déjà commencé dans cette même salle tout au long du mois de juillet. Ce lundi 10 aout particulièrement, était exclusivement dédié à cette revue partielle du cadre sectoriel.

Etaient présents autour du Ministre des Sports et Loisirs Daouda Azoupiou, le Secrétaire Général du ministère de la Culture des Arts et du Tourisme, Lassina Simporé, les autorités coutumières et religieuses, les collectivités territoriales, la société civile, (culture, tourisme, sport et loisirs), le secteur privé, les médias etc.

 

L’ensemble des partis prenantes étaient présents au CENASA

Sylvain Ouédraogo (Directeur Général des études et des statistiques sectorielles (DGESS) du Ministère des Sports et Loisirs (MSL) a présenté avec éloquence le rapport de performance à mi-parcours 2020. Ce rapport a permis aux participants d’examiner et de valider les indices de performance à mi-parcours de l’année 2020, à travers le bilan d’exécution des programmations physiques et financières du Cadre de mesure de performance sectorielle. Une évaluation des étapes du fonctionnement du CSD ainsi que les recommandations des revues sectorielles et du PNDS y compris les perspectives pour le reste de l’année 2020 ont été dressés.

 

“Il y a un certain nombre de facteurs qui ont entravé la mise en œuvre optimale des activités programmées” dixit Sylvain OUEDRAOGO DGESS du Ministère des Sports et Loisirs

Néanmoins, le Ministre et le DGESS des Sports et Loisirs ont  souligné qu’il y a un certain nombre de facteurs qui ont entravé la mise en œuvre optimale des activités programmées au cours du premier semestre de l’année 2020. Ce qui aura écorché l’atteinte des signes indicateurs. Au nombre des difficultés ; il y’a la situation sanitaire du à la maladie de la COVID-19 qui a eu pour corolaire, la régulation des budgets et les retards en exécution de bons nombres d’activités. Tout comme les nébuleuses attaques qui détériorent le climat sécuritaire dans certaines zones. L’insuffisance des ressources financières affectées aux différents Ministères pour la mise en œuvre des reformes stratégiques et des investissements a été également déploré par les communicateurs du jour y compris le Ministre de Sports et Loisirs.

Malgré tout ; selon Sylvain Ouédraogo, les acquis majeurs ont été enregistrés. «Cela a été rendu possible grâce à l’engagement et à la détermination de l’ensemble des partis prenantes » précise-t-il. Au titre du premier semestre 2020, la situation de mise en œuvre globale dans le CSD a donné les résultats suivants : sur 85 produits programmés en 2020, 15 présentent des taux de réalisation satisfaisante à mi-parcours, 28 connaissent  un début de mise en œuvre et 42 produits sont réalisés. Les taux d’exécution physiques et financiers  des produits sont respectivement de 6,80% et de 16,26% au 30 juin 2020.

«Cela a été rendu possible grâce à l’engagement et à la détermination de l’ensemble des partis prenantes » Précise El Hadj Daouda AZOUPIOU, Ministre des Sports et Loisirs

En présentant le rapport des consultations sectorielles, le DGESS du Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Salfo Ouédraogo ; le souci majeur est de fournir des documents de qualité, intégrant l’ensemble des informations et des préoccupations  des acteurs des différents secteurs.  Des échanges ont donc été fructueux, il y a eu des  observations et des recommandations pertinentes venant par exemple des partenaires techniques et financiers qui ont suggéré que le Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT) puise soumettre également les indices de performance après avoir accompagné financièrement les structures. Ils ont également souhaité que des statistiques sur la question genre puisent ressortir dans les rapports et la situation des déplacés internes.

En termes de perspectives pour ce second semestre ; il sera question de réaliser 60 projets culturels et touristiques qui doivent être appuyés financièrement. 530 acteurs doivent être sensibilisés sur les opportunités d’affaires en matière de tourisme. Des distinctions seront décernées aux entreprises à travers l’organisation du Prix de l’Entrepreneur Touristique.  5000 personnes doivent participer aux éditions du VITHRO (Vitrine Internationale du Tourisme, de la Restauration et de Ouagadougou). Diffusion des spots (120) sur les sites touristiques du Burkina Faso. 60 infrastructures sportives au niveau des structures éducatives doivent être réalisées. 45 structures éducatives doivent être dotées en matériels de sport et de culture avec la construction d’une infrastructure de sport et de loisirs. Les efforts à faire doivent également permettre d’obtenir près de 126 médailles aux compétitions sportives et réaliser 33 sexions de formation technique et assurer la participation des structures sportives à au moins 83 compétions internationales….

La conduite à terme des produits en cours de réalisation et le démarrage effectif de ceux qui, jusqu’au 30 juin, n’avaient pas encore démarré, font également parti des préoccupations. Mais, les défis majeurs à relever dans ce secteur en vue de contribuer efficacement aux effets et impacts du PNDS, restent la mobilisation des ressources financières et techniques indispensables.

Hervé David HONLA

 

 

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