Edito

2019 : Mes Hommes et Femmes de l’année

Ils sont une trentaine

Ils ont grandement contribué à leur manière, au rayonnement de la culture burkinabè en 2019. Hommes et Femmes qui méritent que je leur consacre cet article, en cette fin d’année.

Grâce à ma modeste expérience et mon sens poussé dans l’observation, la critique et l’analyse, je peux me permettre de porter un jugement de valeur vers ces personnes qui ont marqué le paysage culturel de notre pays.

TANYA

Elle termine cette année en beauté. Cette jeune artiste musicienne est la personnalité musicale la plus préférée et la plus  aimée des burkinabè. Son troisième tube «Ma bague d’abord» aura été un véritable déclic dans sa carrière. Elle a vite atteint les sommets en si peu de temps.

Djo Le Rapide

Certes, l’humour a le vent en poupe en ce moment. Mais celui qui a bien tiré son épingle du jeu, c’est ce monsieur. Aussi comique qu’atypique, DJO Le Rapide a fait, à lui tout seul quatre grands spectacles «one man show » dans les salles homologuées au Burkina Faso. Pourtant, il y a deux ans, il était méconnu du monde culturel

Kevin MONE

Celui qui se cache derrière l’Académie de SOTIGUI, notamment la prestigieuse cérémonie des SOTIGUI AWARDS c’est lui ! Toujours loin des médias, il est pourtant le vilebrequin de cette manifestation qui redonne la place qu’il faut aux acteurs et comédiens de cinéma. Cet évènement n’est qu’à sa quatrième édition, mais son audience a largement dépassé les frontières du Burkina et même de l’Afrique. Nés au Faso, les SOTIGUI AWARDS vont se déporter du côté de Paris pour la cinquième édition en 2020.

Abdoul Karim SANGO

Il est de loin la personnalité qui a marqué culturellement notre culture et même le tourisme en 2019. Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme, personne ne le voyait tenir avec brio, ce département «tumultueux » au matin de sa nomination le 5 février 2018. Aujourd’hui, il a su apporter une sérénité et une transparence dans la gestion de cette institution. Cette année, son département a engendré d’énormes succès, tant internationaux que locaux. Je me garde ici de vous citer tous ces exploits. Mais son franc parler, bien qu’étant parfois arrondi par les bords, suscite beaucoup d’intérêt et d’admiration dans l’environnement culturel.

Kandy Guira

Installée en France depuis plus d’une décennie, cette artiste chanteuse représente dignement la musique burkinabè en Europe. Elle fait partie des rares artistes qui vivent uniquement et pleinement de la musique. C’est une valeur sûre de notre patrimoine musicale. En 2019, elle aura écumé plus d’une cinquantaine de scènes entre l’Afrique et l’Europe. Elle est d’ailleurs attendue au MASA en 2020.

Jacky El Feno

Depuis 2017, il tient le maillot jaune en termes de Maitre de cérémonie des activités uniquement culturelles au Burkina Faso. C’est l’Homme providentiel dans l’animation. 2019 aura été une fois de plus son année. Malgré cette floraison des MC, Jacky El Feno reste le maitre incontestable dans ce domaine, culturellement parlant.

Rokiata OUEDRAOGO

Comédienne, actrice, metteuse en scène et chroniqueuse, Rokiata OUEDRAOGO nous appartient. N’en déplaisent à certains !  Diplômée en Art Dramatique, pour ceux qui ne la connaissent pas, elle s’est révélée au Faso grâce à sa première pièce de théâtre “Yennenga, l’épopée des Mossé”. C’est l’une des comédiennes qui tournent le plus dans le monde. Depuis 2010, elle n’a presque pas de repos. Plus de 200 spectacles sont prévus de septembre 2019 à juin 2020.

Soufiane COULIBALY

Beaucoup de personnes dans le milieu se posent plusieurs questions à son sujet. Il vole en éclat depuis des lustres. Il a fait du show bizness, sa véritable profession. Connu dans tout le continent africain (sans extrapoler), le PDG d’EBONY promoteur de «Couleurs Vacances» a fait de la ville de Bobo-Dioulasso, pour ne citer que cette activité-là, le vivier  de gros talents. A la fois promoteur, producteur et mécène, il a été sur tous les fronts en 2019.

Koudbi KOALA


D’aucuns vont même jusqu’à dire qu’à côté du nom de la ville KOUDOUGOU dans le lexique, il y a celui de KOUDBI KOALA. Il incarne culturellement cette ville. 2019 aura été une année de tous les défis. Car le promoteur des NUITS ATYPIQUES DE KOUDOUGOU s’est enfin installé sur son site définitif. C’est un rêve qui s’est enfin réalisé au regard des investissements logistiques futuristes qui seront opérés dans les années à venir.

Philomène NANEMA

Pour ceux qui la côtoient, cette comédienne vient de loin. Son parcours a toujours été entaché de difficultés, mais elle a toujours persévéré dans sa passion qu’est théâtre et principalement l’Humour. 2019 aura été son année. Une année où elle a enfin surgit sur les feux des projecteurs grâce à l’Humour. Tout le monde se souvient du ramdam qui a gravité autour de son premier spectacle solo  au CENASA le 6 avril 2019 intitulé «Je vous salue MARIS». Aujourd’hui, respire le vent de l’épanouissement.

Dez ALTINO

L’artiste musicien de l’année ? Le débat ne semble pas se poser. Ce fils du Yatenga a supplanté l’année 2019 par ses nombreuses apparitions médiatiques. Omniprésent sur les scènes nationales et internationales. La sortie de son tout dernier album «BEOGO» a fait un effet de bombe dans la capitale. La grande apothéose fut ses deux prestations phénoménales au festival «Ouaga Hip Hop» et au CENASA le 6 décembre dernier. Le Prince National a su, grâce à son opiniâtreté, réinvestir les dividendes de ces prestations dans son entreprise musicale.

Walib BARA

Walib BARA, DG du BBDA

Il s’est encore illustré cette année de la plus belle des manières. Ce jeune directeur perspicace  de 44 ans tient la dragée haute dans son institution qu’il dirige depuis bientôt quatre ans. Le BBDA (Bureau Burkinabè de Droit d’Auteur) voltige en ce moment dans les nuages du bonheur. Jamais cette institution n’avait fait flamber autant de chiffres et de records. Plus d’1 milliards de F CFA comme montant des droits repartis aux membres. Surtout l’adoption de la nouvelle loi portant sur la propriété littéraire et artistique en novembre 2019. Je préfère m’arrêter là pour ne pas tout citer.  Mais il est néanmoins important de mentionner qu’il a sorti son second livre «DROIT D’AUTEUR. Comment tirer profit ?»

Ben ISAC dit BLACK

Certains disent qu’il a révolutionné la mode au Burkina Faso. D’autres affirment que c’est l’habilleur du futur et qu’il serait même stratosphérique. Ce styliste/designer ne recule devant rien. Son travail, il le fait avec passion et dévouement. Il a donné le goût à la jeunesse de se lancer dans l’industrie de la mode. En 2019, il est le styliste qui aura été le plus sollicité sur les T au Burkina Faso.

FADEEN

Impossible de parler de 2019, sans évoquer le nom de cet artiste. FADEEN est l’artiste musicien qui aura donné une autre tournure dans la conduite de ce métier. Il incarne l’industrie musicale de demain. Voix, look, comportement, staff, prestation et communication, tout est goupillé à la perfection. Son album «Graine d’Espoir » sorti le 30 avril dernier, l’a aussitôt hissé sur le toit de la musique burkinabè. C’est l’opus, à la fois le plus joué en discothèque et le plus suivi sur les plateformes.

Apolline TRAORE

La cinéaste la plus récompensée en 2019. La dernière récompense date du 15 décembre dernier où son long métrage «DESRANCES» remporta le PRIX du Meilleur FILM à AFRICAN TALENTS AWARDS. Auréolée en 2019 d’une pléiade de distinctions, Apoline TRAORE aura presque tout raflé dans les cérémonies de distinctions.  Son armoire n’arrive plus à recevoir les trophées.

NOURAT

C’est l’artiste musicienne qui aura le plus galvanisé les troupes au combat. Son tube «BURKINA SOLDAT » est venu comme une véritable prise de conscience et surtout comme un leitmotiv pour les FDS. Chanté de la plus belles des manières avec une perfection vocale et rythmique hallucinante, cet opus a suscité un véritable élan de solidarité dans tout le pays et même dans la sous-région.

Jah PRESS

Les KUNDE demeurent le seul évènement d’envergure musicale panafricaine qui s’est tenue pendant dix-neuf ans sans interruption. Son initiateur Sore Salfo alias Jah PRESS a participé en tant qu’acteur, à toutes les mutations de la musique africaine. Il demeure le seul digne ambassadeur du showbiz burkinabè en Afrique et dans le monde. Les KUNDE devenu un patrimoine national, s’apprête à célébrer son jubilé en avril 2020. Vingt ans au service de la musique africaine, cet évènement devrait aujourd’hui,  être porté et soutenu financièrement par les premiers responsables de ce pays et non pas, par une seule institution qu’est le MCAT.

Hugo BOSS

Il incarne, comme TANYA et FADEEN la nouvelle ère de notre industrie musicale. La particularité de cet artiste est qu’il évolue avec son public qui lui est fidèle et qui lui voue une admiration démesurée. C’est le seul artiste d’obédience afrotrap qui a remplie successivement toutes les salles homologuée du Burkina Faso. Aux yeux de certains puristes du showbiz, il fait peur ! Une autre politique promotionnelle, est en train de voir le jour avec ce garçon.

Malika LA SLAMEUSE

C’est incontestablement elle qui gouverne le slam au Burkina. En 2019, elle a su capitaliser ses acquis engrangés en 2018. 2019 aura été une année de concrétisation de ses projets artistiques et spirituels. Elle a finalement su imposer sa méthode et son style. Associée à son pragmatisme et son intelligence, cette ex employée de banque est devenue une entité quasi importante dans le développement social, économique et culturel de notre pays.

Mdi OUEDRAOGO

Mohamadi Ouédraogo comme bien d’autres jeunes Maîtres de Cérémonies (MC) ont redonné de la valeur à ce métier. Aujourd’hui, les MC sont les plus sollicités dans les évènements. Leurs rémunérations est à l’image de leur éloquence qu’ils apportent dans ce métier. Mdi fait partie de ces jeunes qui se sont parfaitement illustrés dans cette profession en 2019. Il donne des prestations dans des cérémonies les plus huppées du pays et surtout aux côtés des premières dames africaines, ce «Petit Homme» à la fois comique et magnanime dans ces interventions,  est en train de professionnaliser ce métier.

SYDYR

Son nouvel album « Fina tawa» sortie en octobre dernier, ne souffre d’aucune contestation. Longtemps présent dans l’arène musicale, ce garçon doué attendait son JOUR. Une année glorieuse qui lui a permis de bourlinguer à travers l’Europe. A peine dans les bacs à disque, le jeune artiste casse déjà les codes. Comme quoi ; le talent n’attend point son année de gloire.

Papus ZONGO

Quand on parle d’EMOTIONS, de GRAND CAFE, c’est ce monsieur qui en est le concepteur !  En 2019, il a mis sur pieds deux structures de communication culturelle qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive. Cet homme qui augure le respect dans son entourage, possède toujours une clé pour ouvrir toutes les portes. Lorsqu’une se ferme, l’autre s’ouvre immédiatement. Le Magazine culturel EMOTION se greffe uniquement sur des évènements VIP. La reprise du GRAND CAFE sur le petit écran, est venue décoder les émissions culturelles, pour les rendre plus «Télé réelle» 

 Bibich SERENITE

Le KUNDE de l’artiste étranger vivant au Burkina Faso a su magnifier son statut. L’année 2019 aura été son année. Deux singles sortis en 6 mois dont le tout dernier «On ne mage seul ». Deux tournées de promotion et de spectacles à Abidjan. 127 prestations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso entre Mai et décembre 2019. Il repart dans son pays natal la Côte d’Ivoire pour une tournée de deux semaines qui commence ce 31 décembre 2019.

Naël Mellerd

De son vrai nom Nathanaël Minoungou, il a obtenu à Bruxelles, la précieuse distinction du «Nouveau leader du Futur » décernée par la Fondation du Forum Universal de Crans Montana. Ce double lauréat du concours «Je slame pour ma Patrie » est devenu un guide auprès des jeunes. Une année 2019, qui lui augure des lendemains meilleurs sur le plan international.

Kansy

Entamée il y’a presque 5 ans, l’œuvre musicale de cet artiste a connu un trajet inverse aux autres artistes.  Sorti le 12 juillet 2019 à Paris, son album a été précédé d’une série de spectacles en France avant de revenir au Faso pour une sortie locale.  Un album exclusivement en live arrangé par l’illustre Oubda Eliezer et produit par la structure MERVEILLES. Une année qui s’est finalement concrétisée et les spectacles s’en sont suivis dans les grands festivals à Ouagadougou.

Rama LA SLAMEUSE

Difficile de ne pas mentionner cette artiste dans cet article. Rama la Slameuse a encore fait parler d’elle. Entre des pépins judiciaires, les échauffourées sur les réseaux sociaux et la sortie tonitruante de son single «La récréation» Elle aura une fois de plus, été sur les feux des projecteurs. Sa dernière sortie médiatique fut son passage à l’émission GRAND CAFE qui n’a laissé personne indifférent. Une année 2019 très mouvementée pour cette fille qui n’a d’yeux que pour le slam.

Ima Hado

Lauréat des MARLEY D’OR 2019, il s’est enfin fait connaître sur l’échiquier musical de son pays. Une année satisfaisante pour ce virtuose du reggae et déménageur de scène. Il a fallu qu’il se concentre sur sa musique pour véritable percer médiatiquement. Il a écumé de nombreuses scènes dont l’une des plus prestigieuse les NAK 2019.

FLOBY

Pour ce double détenteur de KUNDE d’Or, il n’y a jamais d’année de repos pour lui. Lauréat du denier KUNDE D’OR en Avril dernier, Floby reste l’icône de la musique burkinabè. Sa moindre apparition en public suscite des réactions de tout genre. La preuve ; sa sortie médiatique et surtout son voyage à Abidjan pour les obsèques de son collègue ARAFAT, a suscité des réactions contrastées de la part de certains détracteurs. Le Ministre SANGO était monté au créneau pour soutenir celui qu’on appelle «le BABA National » en affirmant que «FOLBY est une valeur sûre de notre musique, nous devons le soutenir !». Une année jalonnée par des succès et surtout des spectacles. Certains affirment avec juste raison, qu’il est l’artiste le plus sollicité en 2019. Environ trois spectacles par jour.

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