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4ème FEMULIG : Croisade contre le playback

Le top départ prévu pour le 29 novembre

Du 29 au 1er décembre 2019, l’esplanade du stade du 4 août de Gounghin sera la résidence des démonstrations vocales et d’instruments de musiques au bonheur des férus de la culture. Le Festival de la Musique Live de Gounghin (FEMULIG) reprend donc du service. Les grandes articulations ont été dévoilées ce vendredi.

La musique live, facteur de développement

Le playback est une interprétation mimée de paroles de chanson ou de sons musicaux enregistrés auparavant. Lors d’une prestation musicale de ce type, le chanteur ne peut déployer «toutes ses ailles». Il n’a pas la possibilité de chanter juste et de montrer toute l’envergure de son talent. Il fait semblant de chanter ! De ce fait, il n’est pas vrai avec lui-même et ne peut alors communier convenablement avec l’auditoire encore moins le mettre en extase. Le musicien quant à lui est complément absent de la scène.

Le playback est en effet l’une des engrènes ou même la principale gangrène qui tue la musique. Il programme une mort lente du chanteur, qui perd ses outils de prédilection sur scène et des instrumentistes qui perdent en réflexe, en promotion mais aussi et surtout en économie. Ces derniers auront en effet contribué à donner toute la beauté de la chanson au studio mais lors des prestations, ils ne perçoivent absolution rien en termes de rémunération.

C’est justement ce fléau qu’entend combattre le FEMULIG en luttant contre le chômage des instrumentistes et le thème de cette quatrième édition en dit long. «La valorisation de la musique live, facteur de développement et de lutte contre le chômage : défis et perspectives».

Aristide SOME, le coordinateur du festival

C’est pourquoi à l’occasion, il est organisé en faveur des artistes non seulement des prestations de musique live, mais également des conférences débats pour dégager des pistes de solutions à leurs problèmes communs et des maters class aux fins d’outillés les artistes et autres acteurs du secteur beaucoup plus professionnel…

Aux éditions FEMULIG, le playback n’a donc pas droit de cité. C’est d’ailleurs ce fléau insidieux que la structure organisatrice de l’Evènement, l’Ensemble Musical Le Levain du Burkina Faso (EMUL-BF), entend combattre depuis maintenant quatre ans. Tout au long de cette conférence de presse en prélude, Aristide SOME, le coordinateur du festival, n’a cessé de le répéter.

Magloire Serge DABIRA

 

 

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