Edito

Deuil National : Un symbole de recueillement

Comment l’observer ?

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a décrété hier 8 novembre 2019, 72h de deuil national suite à l’attaque meurtrière d’un convoi transportant les travailleurs de la mine d’or SEMAFO sur l’axe Ouagarou-Boungou, faisant au moins 38 morts.

Le peuple Burkinabè traverse des moments difficiles depuis quatre années et les proclamations de Deuil national sont monnaies courantes. Comment devrait-on observer ces moments de tristesse et surtout compatir aux douleurs de familles éprouvées ? Votre magazine OXYGENE MAG vous dresse quelques comportements à observer.

Durant les 72h du Deuil National, votre magazine donnera la parole aux acteurs culturels pour leur message suivi des vidéogrammes de nos artistes dédiés aux FDS, aux familles éplorées  et à la Nation toute entière.

Merci au passage pour les différents acteurs culturels qui ont été prompts à envoyer leur message sur la page Messenger de la rédaction.

Autrefois, le deuil national signifiait l’arrêt de toute activité  ponctué par la mise en berne des drapeaux sur les bâtiments publics. Cet hommage est toujours respecté pour certain et allégé par d’autres.

Généralement, la décision de décréter un deuil national s’accompagne de la mise en berne des drapeaux (à mi-mât) sur les bâtiments des ministères et des lieux publics. Du respect à un moment de la journée, d’une ou plusieurs minutes de silence. La décision de la mise en berne des drapeaux au niveau national incombe au Chef de l’Etat. En ce qui concerne les localités, ce sont les mairies qui se chargent de les appliquer.

En somme ; le deuil national est une marque extérieure de la douleur et il possède des règles qu’il faut sévèrement respecter. Notamment, les débits de boissons qui jouent de la musique, doivent basculer en mode recueillement. Il ressort néanmoins qu’au Burkina Faso, de plus en plus les artistes réalisent des chansons en hommage aux victimes. Il serait opportun, qu’en ces moments de tristesse ; exclusivement ces musiques puissent être jouées en fond sonore pendant la période de deuil national. Idem pour les radiodiffusions télévisions. Au-delà des émissions, reportages et journaux officiels, la plage musique ou d’interlude doivent être assurées par des messages de compassion et des musiques en rapport avec le contexte funeste. Tout comme cela se fait régulièrement quand il y a une Coupe du Monde ou une Coupe d’Afrique de Football.

Des visites régulières aux familles des victimes doivent être fréquentes et pendant ces périodes, des messages de compassion et d’unité doivent prévaloir. Ceci pour montrer et surtout impacter la cohésion sociale.

OXYGENE MAG présente ses sincères condoléances aux familles des victimes et à tout le peuple Burkinabè.

La Rédaction.

 

 

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