Live

Sydyr, époustouflant à l’Institut Français de Ouagadougou

Il explose l’applaudimètre

Si jouer en live demeure une performance qui manque à nombre d’artistes Burkinabè,  Omar Dao dit «SYDYR» ne peut être comptée dans ce lot. Il l’a démontré dans la nuit du 19 octobre dernier, devant un parterre de mélomanes, Hommes de médias et puristes du domaine.

Époustouflant à l’Institut Français

 «SYDYR», PRESENTE SON TOUT PREMIER ALBUM EN LIVE

Dans la salle de spectacle de l’Institut Français, l’artiste s’est dévoilé d’une forte belle manière. Il est à l’aise en live et assurément une star en devenir. D’une voix infraliminale et des mélodies lyriques, le musicien a fait mentir les appréhensions sur son talent (il fut le lauréat du tremplin nord-sud à SOKO Festival en 2018 et détenteur d’un Saxo d’argent au prestigieux concours Jazz performance Festival Jazz à Ouaga).

Entre deux titres, il fait découvrir une nouvelle facette de son savoir-faire, avec une complicité harmonieuse de son équipe de musiciens.

Il y a tout de même un bémol dans les atouts artistiques du chanteur. Il est timide sur scène et communique peu avec son public. C’est peut-être l’élément qui manque au « puzzle », pour rendre ce musicien incontournable dans l’univers des stars planétaires.

Il a l’étoffe d’un astre de la musique.

L’interactivité avec le public est pourtant la marque de fabrique de toutes grandes célébrités. Pour percer le marché africain avec son nouvel album «Fina Tawa», comme il entend le faire, il devra indubitablement travailler plus sur ce volet. Sa prestation live en dit long. Sur scène, il fait montre d’un flegme de soi frappant, alors que c’est le moment, privilégié, où, l’artiste imprime sa marque dans la mémoire des Hommes et crée des fans.

Un public en phase avec l’artiste

Son album de huit titres, ensemencé de style divers, aborde des faits de société. « Fina Tawa », est un amoncèlement de jazz, blues, pop…Et s’inspire de la tradition musicale peul dont l’artiste veut être le port étendard. C’est ainsi que, plus de la moitié de son album est chantée en fulfuldé (langue peul). La rhythmique de danse traditionnelle des bergers peuls s’y trouve également à travers des titres comme Poulakou. Sydyr a simplement, l’étoffe d’un astre de la musique.

Magloire Serge DABIRA

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