VIP

Un «Grand CAFE» lourd

Un retour tant souhaité

Le 9 décembre 2011, Merveilles Productions et la Radiotélévision Nationale du Burkina lançaient à Somkieta Ran Hôtel, la toute première émission «LE CAFE ». Une émission qui avait enrichit considérablement la grille des programmes de la RTB. Après deux saisons, patatras ! L’émission s’est arrêtée pour des raisons budgétaires. Cinq ans plus tard, précisément le 6 octobre 2019, cette émission signe son retour au CENASA avec une nouvelle appellation «LE GRAND CAFE»

Artistide BANCE a donné le top départ…

 

Réputé pour recevoir sur son plateau des artistes, professionnels de la culture et bien d’autres, pour parler de leur métier mais surtout de leur vie, le CAFE aujourd’hui GRAND CAFE, n’a rien perdu de son aura, de son originalité et surtout de son charme. La qualité de son plateau, le choix de public, le contenu de l’émission, le casting de ses chroniqueurs et le choix de ses invités sont essentiellement les points saillants qui font la notoriété de cette émission conçue par Papus Ismaela Zongo.

Pour cette troisième saison, fondamentalement le contenu n’a pas changé, mais bien au contraire, il s’est élargi. Plus de chroniqueurs (7), plus de rubriques et surtout une brochette d’invité sur ce fameux «Fauteuil» assez variée et cosmopolite.

Pour les premiers invités à se jeter à l’eau lors des premiers enregistrements qui se sont  déroulés le dimanche 6 octobre au CENASA, c’est le footballeur International Artiste Bancé et la «Slamazone» Malika qui étaient les deux premiers au «banc des accusés». Face aux chroniqueurs et derrière un public luxuriant composé d’étudiants, associations, acteurs du monde de  la culture, Ils se sont prêtés aux «exigences» de l’émission.

…ensuite Malicka la “slameuse”

Tout est donc reparti comme lors des éditions précédentes, mais avec plus de logistique et de professionnalisme. LE GRAND CAFE ; c’est une dizaine de caméra, un gigantesque plateau paradisiaque, une réalisation maousse assurée en main de maître par le jeune réalisateur Alain Couriol officiant à la Télévision BF1. Jean Marie Nabi Zopito (présentateur vedette de BF1) dit de lui qu’il est «Un jeune réalisateur des temps modernes. C’est un passionné et un maniaque du travail. Il est l’homme providentiel et il n’hésite pas à galvaniser ses troupes sur le plateau et en dehors. Il a cette particularité d’introduire des effets spéciaux dans sa réalisation avec des prises de vue et des montages qui sortent de l’ordinaire». Un nouveau plateau angélique conçue par la structure «Graphic Architect» d’Herman Agbaglo où le public se rue sur plateau après chaque émission pour des selfi.

La troisième saison du  GRAND CAFE  est donc lancée tout en espérant qu’elle ne s’arrêtera plus en si bon chemin pour questions de finances. La coproduction assurée par Merveilles Productions et le RTB mérite d’être suffisamment appuyée par les annonceurs et partenaires.

Le public n’a pas marchandé sa participation

Par ailleurs, l’émission gagnerait à rester digeste et moins volumineux. Pour une émission d’environ une (1) heure, introduire deux sujets de débats, y compris les échanges et autres rubriques, cela risquerait d’être fastidieux et infructueux. Un sujet sur ce métier atypique de «coach», méritait une émission particulière avec un invité en la matière sur le fauteuil. Le contenu de l’émission devrait être axé sur l’invité et ses auxiliaires. La rubrique «questions directes » devrait être corrigée dans le fond et la forme ou simplement annulée. Les questions effleurent la vulgarité pour une télévision d’utilité publique, cela risque être flétrie. Le plateau de l’émission est certes ample, mais la disposition du public donne du fil à retorde aux cadreurs. La salle paraît vaste pour une telle émission qui ne doit que contenir 30 à 50 personnes. Les prises de vue du public sont indéterminées.

LECHAT !

 

Les plus lus

To Top