Tapis Rouge

Le challenge de Dicko Fils

Bobo-Dioulasso se prépare en fanfare

Le Kunde d’Or  et PCA  2016 se prépare à faire «irruption» dans la ville de SIA le 19 octobre prochain, à la faveur d’un concert géant baptisé «NUIT DE L’INTEGRATION». Toute la capitale économique du Burkina Faso y est fortement mobilisée.

 

De son vrai nom Moulaye Dicko, Dicko Fils est né à quelques encablures de Ouagadougou. Il a fait ses études à Abidjan en Côte d’Ivoire et c’est au travers de la musique reggae qu’il intègre en 1980,  de pleins pieds la musique. Sous l’égide de ses parents, à cette époque, ils immigrent au Mali à Bamako où le jeune Dicko à l’époque épouse la musique mandingue à travers des célébrités telles que : Salif Keita, Ali Farka Touré ou encore Oumou Sangaré.

Les années 90, sonna le glas de l’époque de la maturité. Il retourne s’installer à Abidjan pour se professionnaliser dans l’art vestimentaire à l’échelle embryonnaire, notamment la couture. Sans pour autant faire table rase de la musique et de sa passion pour le reggae, il fonde parallèlement un groupe de «Jaahming » appelé «Faso Kanou». Il sorti son premier opus en 2005 baptisé «Tounga » qui est un badigeonnage de reggae et de mandingue. Un album qui sonna le glas dans la quête de sa véritable identité. Il décide donc plus tard d’aller à la recherche de ses origines et rentre en terre natale au Burkina Faso. Le groupe «Faso Kanou» connaîtra d’autres réformes tant dans le fond que dans la forme. Le folklore sera fondamentalement recadré avec l’apport des instruments locaux tels que : le Tamani, le balafon et le Djembé. Auxquels il fera une symbiose originale avec des instruments modernes (Batterie, guitare, basse, piano…).

Pour ne pas figurer comme un pasticheur ou un aventurier dans l’arène musicale, Dicko Fils dompte à lui tout seul un instrument original appelé ; le Kamélen’n’goni. Il perfectionne ses cordes vocales, traditionalise son look et fusionne ses mélodies. On y retrouve du Jazz mandingue, du funk peuls et surtout du Denke-Denke (une danse originale peule) pure et souple. Les langues Dioula, Mooré, Fulfulde et Français deviennent ses vecteurs de communication qui traversent les contrées de l’Afrique de l’Ouest.

Dicko Fils, Promoteur du la NUIT DE L’INTEGRATION à Bobo-Dioulasso

 

Au fil des ans, des albums s’enchaînent comme des saisons pluvieuses. De «Lada koro » en 2007 à «Jam Wali» en 2019 en passant par «Farafina» en 2010, «Sababou» en 2012, «Fina-Tawa» en 2014 ou encore «Mi muraaki » en 2019. Il se fera une notoriété transfrontalière grâce au tube «Denke-Denke » et deviendra du même coup, le véritable ambassadeur de la musique Burkinabè hors de nos frontières. C’est l’un des artistes les plus complets du Pays des Hommes Intègres. Pour preuve ; Dicko Fils a égrené en trois ans, une cinquantaine de festivals en Europe et en Amérique. Ce qui lui a valu la prestigieuse médaille de «Croix Rouge de Chevalier de l’Ordre du mérite» en 2011. Suite à la sortie de son sixième album «Wakati» en 2016, il monte sur la plus haute marche du podium en remporta les deux prestigieux prix de la musique au Burkina Faso : le KUNDE D’OR et le PCA.

 

Sans vouloirs dormir sous ses lauriers, deux ans plus tard (2018) il resurgit avec l’album «Jaangô» et c’est la consécration totale. Le japon, la Suisse, le Canada, les USA etc. lui font la cour. Il collabore avec de nombreux musicologues européens et africains et participent à plusieurs résidences de création dans des conservatoire de musique en Allemagne, Suisse et Belgique.

Fervent militant de causes sociales, Dicko Fils n’hésite pas, contre vents et marrées à porter haut sa voix sur certaines exactions tant dans son pays qu’en Afrique de l’Ouest. Il a toujours pris des positions sur certains comportements discriminatoires. Il a souvent, à travers ses évènements attiré l’attention des décideurs sur certains conflits territoriaux et ethniques qui gangrène la sous-région. Il a même souvent suspendu ses spectacles pour venir en aide aux populations marginalisées et victimes, au risque de sa vie et de sa carrière. Enthousiasmé par l’esprit de Paix, d’Amour et de Cohésion sociale, le PCA 2016 est aussi un combattant acharné pour la scolarisation des enfants et des filles à l’école. Il n’hésite pas ; par contre à s’attaquer au mariage précoce, d’où son message à l’endroit des parents, d’envoyer ipso facto leurs enfants à l’école.

Une dizaine d’artistes Ouest africains attendue

 

Aujourd’hui Dicko Fils est la tête d’un évènement de taille à Bobo-Dioulasso qui fait déjà couler beaucoup d’encre et de salive sur l’ensemble du territoire national. L’intégration selon l’artiste, est la seule passerelle qui peut faire vivre et prospérer les populations en Afrique en toute harmonie.  Raison pour laquelle, en tant qu’artiste leader de son pays, il a décidé de mettre sur pieds, le plus grand concert jamais réalisé par l’artiste en terre Burkinabè. « La NUIT DE L’INTEGRATION »

 

Cette nuit aura lieu le 19 octobre 2019 à Bobo-Dioulasso au Théâtre de l’Amitié. Une pléiade d’artistes (musiciens et humoristes) sous régionaux y prendra part. GomboCom, Djo Lerapide, Eldji, Asdy, Dicko Fils Prince Dossama (Burkina Faso),  Mamah T. (Côte d’Ivoire) et Dabara (Mali).

La ville de Bobo-Dioulasso est en train de déployer tout son dispositif en son et lumière pour marquer d’une pierre blanche de spectacle inédit.

LECHAT !

 

 

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