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“DUGA” Long métrage Burkinabè

 

DUGA : « Cap sur Fara !»

Pour 300g d’or se trouvant sur le corps de Pierre enterré à Fada, deux funestes personnages ont enfourché leur moto pour aller l’exhumer…C’est toute la complexité de ce film qui agrège compassion, mélodrame, avidité, convoitise, sournoiserie et désinvolture.

Ce troisième long métrage burkinabè en compétition officielle au FESPACO 2019, vient d’être présenté ce matin du côté du ciné Burkina. Deux réalisateurs, Abdoulaye DAO et Hervé Eric LENGANI, ont associé leur expérience pour fignoler cette fiction de 90 mn. Ils ont battu le rappel des comédiens chevronnés du Burkina. Abdoulaye Koumboudri dans «Gouba», (Alidou SAWADOGO alias Pagnadé) dans «l’imam», Ildevert MEDAH dans «le croquemort», Charles Wattara dans «Rasmane», ou encore Serges Henri dans «le Pasteur».

DUGA est une histoire d’un cadavre et d’un nourrisson qui ont paradoxalement un prénom en commun «Pierre». Deux histoires toutes aussi parallèles que rocambolesques, qui captivent le cinéphile dans un univers où le suspense est insondable et vous transporte jusqu’à la dernière image du film.

C’est un adulte à la fois débrouillard et philanthrope qui flâne dans un quartier, précisément au kiosque à café où végètent des jeunes qui se font appelés DUGA (les charognards). Ce Gentilhomme impécunieux se retrouve avec le cadavre de son ami Pierre sous la main, venu se soigner dans la métropole. S’en suit alors une chimérique démarche pour son inhumation.  D’autre part, un DUGA découvre dans les décombres, un bébé abandonné dans un sac.  Surnommé plus tard Pierre, il suscite lui aussi de nombreuses controverses dans la cité. Celui qui l’a récupéré fera l’objet de beaucoup de suspicions et de méfiances de la part des forces de l’ordre. En somme, personne ne voudrait s’en occuper, ni même les services d’action social…

Je me garde d’énoncer toutes formes de critique sur tous les films en compétition, tant que les résultats ne sont pas encore proclamés, au regard de mon statut à ce FESPACO. Toujours est-il que, je m’exprimerai très bientôt.

Néanmoins, DUGA séduit grâce à la pertinence de son histoire qui se traduit par ce scénario à priori courant, mais traitée de façon toute particulière. La direction des acteurs et notamment leur jeu, n’aura pas véritablement inquiété les réalisateurs, d’autant plus qu’ils étaient dans «leur assiette».

Certes, nous sommes au FESPACO, et les films qui y sont sélectionnés tiennent compte du son et de l’image pendant la sélection. Mais la répétition n’est pas pédagogique : DUGA se démarque parfaitement dans la qualité du son et de l’image !

LECHAT !

 

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