interview avec

Serges Beynaud «Les artistes burkinabè doivent s’ouvrir à l’extérieur»

Au-delà du fait que nous collaborons sur le plan professionnel, j’ai gardé de bonnes relations. Nous entretenons  des relations amicales très fortes. Nous vivons comme étant deux êtres de la bonne famille.

 

Présent à Ouagadougou ce jour 20 mars pour une visite privé aux côté de son ami et promoteur Burkinabè Jérôme Zoma, l’auteur «Kabambléké » a accordé un entretien exclusif à OXYGENEMAG.INFO.

C’est sans nul doute la surprise de la semaine ! Te voir ce jour, 20 mars 2018 en terre burkinabè… Qu’est ce qui nous vaut  cet honneur ?

Je suis là dans un cadre privé. Je suis venu personnellement ici pour présenter mes condoléances à mon ami et Vieux Père Zoma Jérôme. Voilà, c’est juste pour ça que je suis là.

Mais dis-moi Serges ; Quelles sont les relations véritables que tu as avec Jérôme Zoma jusqu’à payer ton transport et ton séjour pour venir le rendre visite ?

Au-delà du fait que nous collaborons sur le plan professionnel, j’ai gardé de bonnes relations. Nous entretenons  des relations amicales très fortes. Nous vivons comme étant deux êtres de la bonne famille. C’est quelqu’un qui, au-delà de ma carrière, m’a apporté beaucoup de soutien dans mes moments difficiles, donc il était impératif pour moi que je sois là. Lui montrer qu’au de-là des relations professionnelles, lui montrer que je serais toujours là, à ses côtés.

C’est vrai ; l’occasion faisant le larron, est-ce qu’on pourra compter sur Serges Beynaud dans les prochains mois au Faso pour un véritable concert, au regard de ces tubes qui marchent très forts ici en ce moment ?

Effectivement, je suis en train de travailler avec mon équipe pour monter ici au Burkina Faso, quelque chose de très fort. Je commence ma tournée pour mes 10 ans de carrière. Ça commence à Abidjan avec un gros concert que je donnerai dans le mois d’aout 2018. À côté de ça, comme c’est 10 ans de carrière, j’ai 10 concerts à donner dans 10 villes des différents pays et bien sur que le Burkina Faso en fait partie. Nous sommes en train de travailler pour faire quelque de ouf ! Le Burkina Faso a été un maillon très fort dans l’évolution de ma carrière. C’est la raison pour laquelle, ce dixième anniversaire, je veux faire quelque chose de plus fort ! Cela ne veut pas dire que je n’avais rien fait de par le passé ici, mais ça sera exceptionnel ! Ça se prépare donc tout doucement et c’est pour cette raison que depuis, vous ne voyez pas ici car je veux donner quelque chose de phénoménale. Sinon, je reçois beaucoup d’invitation pour des spectacles au Faso mais (rires)… je préfère décliner et me préparer pour ce projet.

Quel est le regard que tu portes sur la musique burkinabè et notamment nos artistes avec qui, tu as beaucoup collaboré et participé à leur éclosion ?

Déjà, je voudrais leur féliciter. Car de loin, je suis l’actualité presqu’au quotidien. Quant à la musique urbaine burkinabè, on sent qu’il y a des efforts qui sont consentis. Notamment dans la qualité des clips, mais je pense que le plus gros…le plus gros…le plus gros travail à faire, c’est dans la qualité musicale. Il faut que les artistes burkinabè pensent à ouvrir un peu plus leur musique vers l’extérieur afin que le style soit assez expansif. Il ne faut pas cela soit une musique faite que pour le peuple burkinabè. Parce qu’aujourd’hui nous devons rêver 1 ! Il faudrait leur musique soit aimée, dansée et écoutée par exemple en Ouganda et dans d’autres pays aussi complexes.

Pour mon avis de professionnel, il faudrait beaucoup de punch et de projection pour la musique burkinabè. Ils font d’efforts mais il y a encore beaucoup à faire.                                                                                    Jabbar !

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