Edito

Enfin la vérité tant attendue sur les dessous des 12 PCA

TELECEL FASO, fidèle et très assidu des 12PCA, une sorte de «Je t’aime moi non plus » s’est tissée entre les deux structures depuis la première édition. Sa présence très remarquée cette année, aura apporté une touche à la fois majestueuse et glamour à cette édition

 

L’odyssée d’une cérémonie amphigourique

L’idée d’organiser un jubilé annuel dédié à l’ensemble des acteurs culturels, est unanimement saluée par l’opinion nationale.

En six ans d’existence, les 12PCA se sont confortablement installés dans le gotha des manifestations culturelles, les plus importantes du pays. Pourtant, son organisation n’a jamais été de tout repos, pire même, c’est aux forceps qu’il se tient tous les ans en fin janvier.

Réputés pour se dérouler gratuitement, les 12PCA sont avant tout, un évènement culturel qui se caractérise par son identité unificateur et intégrateur. L’ensemble des filières artistiques se réunit autour d’une soirée pour se présenter des vœux et revivre de façon panoramique, les points saillants qui ont marqué l’année culturelle et touristique écoulée. Une douzaine d’acteurs moraux et physiques qui ont marqué l’année écoulée, sont identifiés et hissés au pinacle de la tribune de cette soirée. D’où l’appellation 12 Personnalités Culturelles de l’Année. Contrairement aux cérémonies similaires, les 12PCA ne désignent pas les meilleures Personnalités, mais celles qui ont marqué l’année culturelle d’une manière ou d’une autre. Elle ne dispose pas d’une équipe de jury. C’est le comité d’organisation renforcé par quelques personnes ressources qui identifie d’abord les disciplines culturelles qui ont été les plus en verve l’année écoulée, ensuite, les noms sont ensuite attribués en fonction du rendement de chacun. Les catégories diffèrent chaque année au regard de leur productivité. C’est une volonté voulu par le comité d’organisation.

Depuis donc 2012, les 12PCA se sont progressivement installés dans les mœurs des burkinabè férus de culture et de tourisme. Cette sixième édition qui s’est tenue le 26 janvier dernier aura été, de l’avis de l’ensemble des observateurs culturels, la plus réussie et la plus aboutie. Une sorte de maturité s’est installée. La constance et le dynamisme de son comité d’organisation y sont pour beaucoup.

Mais, depuis sa création, l’évènement 12PCA se déroule dans un climat délétère, au forceps avec des sauvetages financiers de toutes dernières minutes.

C’est autour de juin habituellement que le comité d’organisation se réunit la première fois pour cogiter sur la prochaine édition. Composée d’une dizaine de jeunes burkinabè bénévoles pour la plupart des communicateurs et étudiants, l’équipe énumère sous la forme d’un brainstorming, les grands axes qui composeront la prochaine édition. La période de septembre à décembre est la plus «pénible» car, au final, le comité d’organisation se retrouve face à son destin sans ressources financières conséquences pour mener à bien son activités.

Trois grands points sont omniprésents dans cette cérémonie : La salle, la sonorisation et les trophées.
La salle : Elle doit être prestigieuse et remplissant les normes conventionnelles d’une cérémonie de récompense.
La sonorisation : Pour assurer une excellente qualité sonore, des ingénieurs performants et des musiciens à la hauteur.
Les Trophées : Une étape très importante dans cette cérémonie qui constitue le point d’orgue de cette manifestation.

L’édition 2018, n’aura donc pas été de tout repos. Le promoteur des 12PCA que je suis, indexé comme une «sale gueule» dans ce secteur est le plus indésirable aux yeux de certains. Par conséquent, il était donc évident que, certaines structures me ferment la porte au nez sans aucune explication particulière.

Considéré comme «l’ami» de l’ex Ministre, sa démission a été fêtée par mes nombreux détracteurs qui n’ont pas hésité à me le cracher sur le visage. Rédigeant de surcroit, des scenarii de mon déclin. Donc tout était mis en place pour saper et détruire l’évènement. Mes récentes publications sur le nouveau Ministre a davantage envenimé la situation. Donc c’était donc prévisible et ce n’est que normal. Bien qu’une bonne partie des Directeurs approuve l’évènement mais refuse de se prononcer. Certains responsables de ce département ont préféré soutenir les 12PCA à titre individuel, mais pas au nom du Ministère. «Je préfère personnellement soutenir l’évènement car c’est une bonne initiative, mais pas au nom du ministère. Comprends-moi» telles sont propos reçus.

Pourtant les 12PCA sont une cérémonie à but non lucratif. C’est l’appui technique et logistique que les 12PCA recherchent depuis sa création et non un accompagnement financier. Dommage que certains font toujours l’amalgame. C’est la prise en charge logistique de l’évènement qui est de mise. La salle, la sono, les trophées, les hôtesses, le cocktail, la déco, les artistes… sont les grandes artifices de l’évènement qui peuvent être pris en charge compartiment par compartiment et directement par des structures.

Animé par cette volonté de partage et de don de soi, le comité d’organisation a donc procédé à un redéploiement de ses énergies à travers son carnet d’adresse. C’est dans le souci de rendre cet évènement plus distinctif avec une véritable touche glamour à l’image d’une cérémonie de récompense, que cette édition a été déportée à la salle CANAL OLYMPIA OUAGA 2000. Il a donc fallu trimer très dur pour, non seulement l’obtenir, la louer et l’a métamorphosé.

N’eut été le sens de persuasion et plus ou moins la notoriété du promoteur, cette 6ème édition allait accoucher d’une souris. Une sorte d’approche participative auprès des amis et connaissances a été mise en branle. Chacun aura contribué d’une manière ou d’une autre dans l’organisation de ces 12PCA. De TUNIS AIR (transporteur des artistes de la diaspora), aux artistes en passant par les mécènes, les responsables de débits de boissons, tous ont joué leur partition.

Le véritable coup de grâce est venu d’un mécène en l’occurrence, le PDG d’Abdul Service. Sans avoir rencontré le promoteur, juste pour avoir entendu parler de lui, il a étanché une grande partie des charges inhérentes à l’organisation. Une bouée de sauvetage qui a été un véritable leitmotiv pour le groupe.

La cheville ouvrière de la réussite de cette édition restera la participation spontanée des acteurs sympathisants comme Jerome Zoma. Ce dernier n’a ménagé aucun effort pour combler de nombreuses carences. Tout comme le promoteur du Village Nabasga de Zorgho, Luc Noundia Kabore qui avait pris les 12PCA à bras le corps. Refusant de rester inactif et indifférent, il s’est érigé parfois en sapeurs-pompiers à titre préventif pour éviter que le navire ne chavire.

Ce qui a été plus hallucinant et profondément émouvant, ce sont les coups de fils inattendus et salvateurs de certaines personnes que nous attendions le moins :

La célèbre artiste Justine Zigani a surpris favorablement et de façon spontanée le comité d’organisation. Sans son intervention et ses orientations, on serait à la dérive.

Depuis les USA, la contribution du Promoteur du FONY, Gérard Kiswendsida Koala a permis de confirmer ce dicton qui dit ceci : « C’est dans les moments difficiles, que l’on reconnait ses vrais amis »

Même mon avocat a tenu à apporter magistralement sa contribution pour la tenue de cette activité. Pendant que je dois être sensé payé les honoraires de mon avocat, c’est plutôt lui qui finance mes activités culturelles.

Que dire alors de la gracieuse artiste N’teny Wèboussono, qui n’a pas voulu rester en marge dans cette organisation. Surtout le Kunde d’Or 2013 Dez Altino, qui a principalement tenu à apporter sa contribution. Tout comme l’irréductible Homme de cœur Ibrahim Bontoulgou. Sans compter de nombreux amis sur les réseaux sociaux qui ont viscéralement apporté leur contribution. Bref, c’est à l’unisson que cette édition a connu ce succès fulgurant. Le podium offert par Marvin Sawadogo associé à son expertise organisationnelle aura été capital pour la suite.

Des jeunes entreprises dynamiques comme Yaybi Nong Zama et Bill de Burkindi en ont même fait des 12PCA, leur évènement de référence à telle enseigne que, personne ne peut plus imaginer cet évènement sans ces deux structures de prêt-à-porter. Tout comme les unités en charge de la déco telles que le Simo Decoration et EGES Evènementiel qui, sans réclamer le moindre frais, elles ont offert à la fois le cocktail et la décoration.

Au-delà des interventions enregistrées tous azimuts, celle du restaurant Yelba mérite un cachet particulier. Toutes les rencontres (réunions, conférence de presse….) ont été réalisées dans cet espace culturel de façon gracieuse.

Les discothèques n’ont pas été en reste. Major VIP et OUAGA VIP, véritables catalyseurs de la promotion de la musique burkinabè dans leur espace respectif, elles ont contribué à la fois financièrement et matériellement pour la simple raison qu’elles ont été séduites par le projet.

Les artistes et les médias resteront sans nul doute le socle de cette cérémonie. Sans eux point de 12PCA ! Depuis la première édition, cet évènement est offert gracieusement, ils y participent activement aussi gratuitement sans demander un copeck pour leur prestation. L’Union des DJ et Animateur du Faso (UDJAF) a même offert un spectacle off aux invités pendant le cocktail ponctué par les performances des jeunes danseurs chorégraphes.

La touche héroïque et invraisemblable du technicien de son le plus en verve du continent Oubda éliézer (Hope Music) a rehaussé l’éclat de cette manifestation. Il a majestueusement assuré la partie décibel pour le plus grand plaisir des mélomanes et des artistes. La complicité et les performances technologiques de la structure audiovisuelle AV360 auront été les clés du succès resplendissant de cette soirée. De la régie lumière animée gracieusement par Jacob Bamogo, à la qualité vidéo et acoustique de la salle CANAL OLYMPIA, tout avait été peaufiné au peigne fin par l’ensemble des jeunes acteurs bénévoles qui forment le comité d’organisation.

TELECEL FASO, fidèle et très assidu des 12PCA, une sorte de «Je t’aime moi non plus » s’est tissée entre les deux structures depuis la première édition. Sa présence très remarquée cette année, aura apporté une touche à la fois majestueuse et glamour à cette édition.

La SODIBO/BRAKINA malgré l’absence de ses cadres pour des raisons professionnelles (mission à Bobo-Dioulasso) ont tenu à être présent à travers leurs gadgets comme à l’accoutumé.

Une contribution multiforme qui nous a permis de réaliser l’évènement in extremis avec en toile de fond, quelques aspects financiers qui n’ont pas été complètement soldés.

Le meilleur pour la fin est réservé à TUNIS AIR qui a eu la bienveillance de transporter nos artistes de la diaspora à l’occurrence Kandy Mamouna Guira et Jahkasa Karim. Leur participation le 26 janvier dernier aura été magistrale ! Grâce à la structure Balafon Prod initiatrice de la MNF (Méga Nuit du Faso) à Lyon, le reggeamaker a apporté une autre coloration à la soirée. Quant à Kandy…jusqu’à ce jour, nous n’avons pas encore trouvé un adjectif plus édifiant pour qualifier sa prestation.

La contribution inestimable du styliste Zek Styl sort de l’ordinaire. Il a offert un défilé de mode aux convives y compris les mannequins coachés de main de maître par Mozart Mopaoo Birdman Somsaya. Au cours de cette nuit, on ne reniflait que des odeurs de luxe et de glamour avec la complicité des invités taillés sur mesure présents massivement dans la salle. On pouvait surtout apercevoir les icônes de notre showbiz telles que : Maguy Leslie Oka, Big Ben, Ibs Simoné IaLegende (venu de Suisse), Papus Ismaila Zongo, Mascotte Tapsoba, Youssef Ouedraogo (FAMA) Aboubakar Kerson Kere (BU.M.O), Chaccool BuzzMan Ouattara (Cool on line),Kabore Ben Idrissa Kelly (VEMAO), Manzony Joachim Manzan (Level NC), Maestro Lefeseur Destars (Nuit des Stars), Saly (Omega FM), Hervé Jeannot Ayivor (DBM), Dez Altino Ouedraogo, Abdel Aziz Yago, Pata Rabé, Rodolphe Rodolphe, Amed Le Panamien Traore, Frange Landry, Festival Garba, Nanan Momo Attry, Anna Ouattara (Harmonie), Samira Sawadogo , Asseto Ouédraogo, Kevin Moné (SOTIGUI Award), Zêdêss (CENASA), Walib Bara (BBDA), Excellence François Oubida (Ambassadeur du Burkina Faso au Japon en fin de mission)…

Un plateau artistique riche et varié qui aura vu la participation de Gaoussou Ouattara Charles Bohena, l’humoriste Libérateur, Eunice Goula, Ashley Ashley, Jahkasa, , Mai Lingani, Kandy…

Chapeau bas aux reporters photographes qui n’ont ménagé aucun effort pour immortaliser la soirée : Adan Sacré , Soufiane Ouedraogoe et la talentueuse Valerie Flore Ada Penee
Mention spéciale au comité d’organisation !

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