Edito

Rentrée du Droit d’Auteur: Odyssée d’une activité qui renforce la cohésion sociale entre les artistes

Pour davantage ouvrir son institution au public, le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA) a initié comme à l’accoutumé et ce, du côté de la SNC, une gigantesque foire sur la «Propriété littéraire et artistique ». Ce qui a, une fois de plus permis aux usagers de s’imbiber dans la cuisine interne de cette institution que dirige avec passion et avec brio, Wahabou Barra depuis deux ans.

 

 

Les activités artistiques sont généralement considérées comme le terrain d’expression privilégié de l’individualité et de la subjectivité. Plutôt que de se morfondre dans l’oisiveté, la haine, la jalousie, l’hypocrisie et les rancunes, des espaces de rassemblement, de partage et transmission doivent être multiplié.

 

On continu à en parler, après 11 jours passés ! La deuxième édition de la Rentrée du Droit d’Auteur (RDA) à Bobo-Dioulasso aura tenue tout son pari. Les acteurs culturels toutes filières confondues, se résument à dire que cette activité renforce d’avantage le tissu social entre les artistes, mais également renfloue leur caisse. Pour cette RDA, par exemple, c’est la cagnotte de 5.579.750 FCFA qui a été collectée lors de ladite édition au profit des personnes vulnérables. Elle a vu la présence et la participation d’une des éminentes personnalités culturelles de ce pays qu’on appelle «l’Afrique en miniature », le Cameroun. En l’occurrence Sam Mbendé.

 

La Direction Régionale  de l’Ouest du BBDA  aura donc tenu son pari de réussir à bien sa mission. Avec le soutien des autres structures, notamment, le « FESTIVAL VENT DE LIBRETE » piloté par l’artiste Freeman Tapilly, et bien sur les personnes ressources venues du continent, cette deuxième édition de la RDA s’était attelée sur le volet cognitif à travers les rencontres professionnelles sur des thèmes suivants : «Techniques de perceptions des droits d’auteur», «la corrélation entre les industries culturelles créatives et le droit d’auteur», «l’importance de la documentation dans le processus de répartition des droits». Ce pan de cette activité aura été capital et prépondérant pour les différents participants. Ce qui leur permis de lever le voile et le doute sur certaines zones d’ombres qui les taraudaient l’esprit.

 

L’aspect culturo-social aura également connu un succès sans précédent grâce au soutien de l’Association VENT DE LIBERTE, qui a gambergé une impressionnante cérémonie de remise de vivre et d’un sacré et nostalgique match de football opposant les acteurs culturels et les personnes détenues de la Maison d’Arrêt et de Correction de Bobo-Dioulasso.

 

Pour davantage ouvrir son institution au public, le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA) a initié comme à l’accoutumé et ce, du côté de la SNC, une gigantesque foire sur la «Propriété littéraire et artistique ». Ce qui a, une fois de plus permis aux usagers de s’imbiber dans la cuisine interne de cette institution que dirige avec passion et avec brio, Wahabou Barra depuis deux ans.

 

Le meilleur certainement avait été réservé pour la fin. En effet le 28 octobre 2017, du côté de la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso, une soirée haute en son et lumière a été organisée. Ce qui a permis de collecter séance tenante, la coquette somme de 5.579.750 au profit de l’amélioration des conditions des personnes détenues. Des acteurs culturels de la ville de Sya ont été également honorés. On peut citer, le baobab de la percussion en Afrique, notamment le Djembé, Adama Dramé, qui a reçu un trophée d’honneur.

 

Sans qu’on puisse dire que la RDA une initiative à saluer, elle contribue à redéfinir les contours de la culture légitime et à désacraliser, au moins en partie, les œuvres du patrimoine culturel, autorisant ainsi la multiplication de vocations individuelles hors des sentiers traditionnels de leur formation. En apprenant aussi sur le tas.

Jabbar !

 

 

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