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Nuits Djongo: Serges Coulibaly, qui dit mieux?

serges coulibaly

Pour les amateurs de la musique live, Serges Coulibaly n’est plus à présenter. Il incarne le musicien le plus constant et le plus prolifique. Bassiste dans l’âme, le “métronome” comme on le surnomme a fait de cet instrument, son plat de résistance.

Pour les amateurs de la musique live, Serges Coulibaly n’est plus à présenter. Il incarne le musicien le plus constant et le plus prolifique. Bassiste dans l’âme, le “métronome” comme on le surnomme a fait de cet instrument, son plat de résistance.

C’est bien beau d’acclamer toute une soirée nos vedettes de la chansons quand ils sont sur scène. Jamais, on ne se préoccupe des acteurs qui les entourent. Le batteur, le soliste, le pianiste, le percussionniste etc. Pourtant se sont eux qui font le spectacle.

Parmi la pléthore d’instrumentistes que je connais dans notre sphère musicale, bon nombre d’entre-eux sont pétris de talents.Mais dans talents, il y a talent! comme on le dit.

Il est à la fois discret et omniprésent sur les grandes scènes nationales et mondiales? Il fait pratiquement le tour de la planète aux côtés de son complice Bil Aka Kora. Il a écumé de grandes scènes aux côtés des célébrités mondiales. Des exemples sont légions mais, Serges Coulibaly puisqu’il s’agit de lui, garde ses pieds sur terre comme tout bon burkinabè modeste et intègre.

Si c’était un Richard Bona ou un Étienne M’Bappè, sa notoriété devait se transformer en légende vivante. Mais Serges, personne n’en parle, si n’est que les Nuits Djongo.

Vendredi, je me suis rendu du côté du Paradis des meilleurs vins pour assister aux soirées offertes par le Djongo Club. C’est justement le “Métronome” qui était l’attraction du jour.

Il a donné une prestation magistrale uniquement avec sa basse qu’il faisait grincer à sa guise au grand plaisir des mélomanes présents. Ses acolytes comme Bernard (batteur), Sébastien (soliste) et Carole (choriste) étaient présents à ses côtés. De temps à autre, le double détenteur du Kunde d’Or faisait parfois irruption sur la scène pour des accompagnements vocaux. Souvent insatiable et ému sur son siège, Bil Aka Kora, était constamment mobile et agité car, le répertoire était connu de tout le groupe.

Tout dénote le caractère professionnel et sérieux qu’ils portent à leur métier. Ils n’ont pas besoin d’attendre des gombos pour répéter. Tous les jours, Bil et son orchestre bossent comme s’ils étaient en spectacle. Ils ne font pas parti de ces artistes qui nourrissent la poule le jour du marché.

Quant à Serges Coulibaly, initiateur du projet «Basse & Harmonies», il a intégré l’équipe de Bil il y a maintenant plus d’une décennie. Vendredi dernier il nous a fait balader dans son répertoire saupoudré d’anciens classiques des vedettes de la chanson. C’est une espèce de « show-man » hors pair qu’il nous a présenté au Paradis des meilleurs vins.

Ce n’est pas tout, en ce qui concerne les Nuits Djongo en ce mois de décembre. Vous êtes sans ignorer que Bil AkKora ne fait pas dans la dentelle.

Après Serges Coulibaly,, le 19 décembre, ça sera au tour de Patrick Kabréde monter au Djongo Club. Le 26 décembre le groupe Solo Diara Band fera son show. Le 31 décembre Foly Kady, Kalyanga, Ibrahim Keita, Alice Aditoua, Moussa Petit Sergent, et Bil Aka Kora tout cela en direct sur Omega FM. Enfin le 5 janvier 2016, une grande journée sera dédié aux Master Class avec surtout un spectacle du groupe italien Tamtando.
Qui dit mieux?!

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