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An 1 de l’insurrection : Feedbak de SEMFILM à Koudougou

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L’association SEMFILM réputée pour son caractère très poussée en matière de sensibilisation de masse et d’éveil de conscience, s’est rendue le 30 octobre 2015 à Koudougou pour projeter ce film documentaire à succès «La révolution africaine, les 10 jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré». Un «remember» de l’insurrection commémoré à la l’espace Talbi devant plus de 3000 personnes.

Inoussa Kaboré

L’association SEMFILM réputée pour son caractère très poussée en matière de sensibilisation de masse et d’éveil de conscience, s’est rendue le 30 octobre 2015 à Koudougou pour projeter ce film documentaire à succès «La révolution africaine, les 10 jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré». Un «remember» de l’insurrection commémoré à la l’espace Talbi devant plus de 3000 personnes.

SEMFILM, une association qui travaille dans la production cinématographique pour la sensibilisation et l’éveil des consciences. Elle possède plusieurs documentaires pertinents dans leur cinémathèque. Selon certains leaders politiques du pays, SEMFILM aura été la goupille qui aura déclenché l’insurrection populaire entrainant la chute des 27 ans de règne de Blaise Compaoré. Les nombreuses projections débats réalisées depuis la création de cette association en 2003, ont joué un rôle primordial dans l’éveil des consciences des populations. Pendant que la capitale multipliait des cérémonies de commémoration de toute part de l’an 1 de l’insurrection populaire, l’association SEMFILM a préféré s’installé dans la ville du cavalier rouge pour une célébration plus ludique. Deux films d’une grande importance ont été présentés à l’espace Talbi devant plus de 3000 âmes. Il s’agit de la série «La famille démocratique» du jeune réalisateur Inoussa Kaboré et «La révolution africaine, les 10 jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré» réalisé également par SEMFILM. C’est le jeune réalisateur Inoussa Kaboré issu de la 1ère  formation de L’ISIS «studio école»  (I ‘Institut supérieur de l’image et su son) qui a ouvert le bal. Déjà reconnu sur le plan national grand au prix au FESPACO sur son film «Le linge sale» et le succès que la fiction «Femme de Feu » engrange dans le milieu cinématographique, Inoussa  vient de mettre sur pieds avec le soutien de SEMFILM sa dernière production. C’est une série de sensibilisation de 10 épisodes en 7 mn baptisée «La famille démocratique».

Pour ne pas jeter des fleurs à Justin Ouindiga dit GSK, c’est un comédien qui m’a toujours habité depuis que je l’ai rencontré. Chaque fois que j’écris un scénario, c’est ce personnage qui me vient à l’esprit. Son talent seul en dit tout ; il crève l’écran. Tout comme Augusta Palenfo, ce sont des comédiens immensément talentueux.

Inoussa a travaillé beaucoup avec SEMFILM et c’est cette structure qui a produit sa première production de court métrage. Il a été sollicité pour ce programme d’accompagnement sur les élections en cour. D’où la série nommée «La famille démocratique». C’est une série qui met en scène une famille démocratique dont la vie au foyer est calquée sur le monde de la gestion des affaires politiques. Leur foyer est un «état de droit». Tout au long de ces 10 épisodes, les membres de la famille décortiquent le vrai sens de la démocratie et ses implications en termes de droit de ces citoyens, mais aussi des devoirs de ces citoyens vis-à-vis de leur nation. Les thèmes sont variés tels que : l’Etat de droit, le vote et tous ses corolaires, le rôle du député, de président, pourquoi et comment manifester ? Etc. Le jeune réalisateur a donc trouvé une formule qui allait accrocher les gens tout en leur permettant d’apprendre quelques règles démocratiques. C’est ainsi qu’il a proposé une fiction tout en la déclinant épisodiquement en dix thèmes qui correspondent à 10 épisodes. Le casting s’est déroulé à la perfection car le choix des acteurs sied bien à cette série. «Pour ne pas jeter des fleurs à Justin Ouindiga dit GSK, c’est un comédien qui m’a toujours habité depuis que je l’ai rencontré. Chaque fois que j’écris un scénario, c’est ce personnage qui me vient à l’esprit. Son talent seul en dit tout ; il crève l’écran. Tout comme Augusta Palenfo, ce sont des comédiens immensément talentueux». Analyse-t-il.

La présence de ce film à Koudougou rentre dans le cadre de cette sensibilisation et connaissant l’expertise de l’association SEMFILM, tout porte à croire que ce film sera diffusé sur l’ensemble du territoire national et même au-delà. Des chaînes de télévision sont en train de solliciter cette série afin de la diffuser pendant la campagne électorale.

Quant au film «La révolution africaine, les 10 jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré» très attendu par les koudougoulais, l’administrateur de SEMFILM, Lombar Saghor a placé cette activité dans le cadre d’une tournée, qui, elle-même rentre dans le cadre d’un projet d’appui au processus électoral pour des élections apaisées et démocratiques.  C’est une sorte de palette d’activité qui consiste à mener une caravane qui les a déjà conduites dans les villes de Kaya, manga et Pô. De façon symbolique, SEMFILM a décidé de marquer d’une pierre cette journée mémorable du 30 octobre qui a conduit à la chute du régime Blaise Compaoré à Koudougou. Le choix de la ville du cavalier rouge n’est pas fortuit.  Une semaine avant l’insurrection populaire en 2014, l’association SEMFILM était à Koudougou pour des activités de sensibilisation dans le but d’haranguer la foule afin qu’elle se mette debout pour barrer la route aux velléités du Président Blaise Compaoré visant à modifier l’article 37. «Etant donné également que le club «Ciné droit libre» de Koudougou est dynamique, il était capital pour l’association de réunir ces troupes pour davantage consolider les liens dans cette ville » affirme Lombar.  Pour donc marquer d’une pierre blanche leur passage dans le Boulkiemdé, SEMFILM a projeté à l’espace Talbi,  le documentaire «La révolution africaine, les 10 jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré » qui fait couler beaucoup d’encre et de salive au Faso. Ce film documentaire a été réalisé par un collectif de jeunes journalistes reporters d’images (JRI) de SEMFILM. Chacun s’est promené pendant la période insurrectionnelle avec une caméra à l’épaule. «Nous avons sorti ce film dans la précipitation, pour respecter le rendez-vous du festival Ciné Droit Libre qui s’est tenue en juin 2015. Après le festival, un besoin technique de retouche du film s’est présenté et au final nous sommes fins prêts. L’objectif est de diffuser ce film en présence des populations afin d’échanger avec elle sur les besoins vitaux concernant entre autre le choix d’un député, qu’est ce que c’est la démocratie ? Pourquoi aller voter ? Bref autant de question qui rentre dans le cadre d’une construction d’une démocratie véritable au Burkina Faso. Dès que nous finissons ce genre de film, nous prenons du temps pour l’exploiter dans les différents festivals avant de mettre à la disposition des chaînes de télévision. Cela nous permet de rentrer dans nos fonds »maugrée l’administrateur de SEMFILM.  A l’issue de ces projections, les trois orateurs principaux Abdoulaye Diallo dit Menez, Lombra Saghor et le jeune intrépide et conciliant Rasmané Zinaba  se sont longuement entretenus avec le public constitué pour la plupart des associations, des étudiants et des acteurs du secteur informel. Des débats non moins houleux ont permis à Rasmané Zinaba du Balai Citoyen de poser un débt franc aux populations sur le comportement citoyen que nous devons adopter en cette période pré-électorale. Tout martelant à son auditoire que la seule issue d’une vie politique pacifique et harmonieuse est d’aller au vote, Rasmané et Menez n’ont pas mâché leurs mots pour convaincre certains jeunes leaders estudiantins sur l’esprit démocratique et même sur le fonctionnement du Balai citoyen.

Depuis le lancement des activités de SEMFILM qui a eu lieu le 22 octobre dernier, la série «La famille démocratique» d’Inoussa Kaboré, a été mise à la disponibilité des organisations de la société civile (OSC). Pour la suite, la caravane de sensibilisation s’ébranlera du côté de Fada Ngourma pour boucler à Tenkodogo le 8 novembre. Elle marquera une pause «pour ne pas faire ombrage à la campagne électorale» selon Lombar. Après les élections, le festival «Ciné Droit Libre» va amorcer son vaste volet de décentralisation. Il bourlinguera à travers Bobo-Dioulasso, Gaoua, Diebougou, Gorom-Gorom et Djibo. Concernant les projets cinématographiques  à court terme, un second film est en ligne de mire sur la révolution dans les urnes qui s’annonce riche en enseignements.

Jabbar

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